Héra dans l'Iliade : Le rôle de la reine des dieux dans le poème d'Homère
Héra dans l’Iliade suit toutes les machinations de la reine des dieux pour faire pencher la balance de la guerre en faveur des Grecs. Certaines de ses tentatives furent couronnées de succès, tandis que d’autres n’aboutirent à que peu ou point de résultats.
Finalement, son camp favori, les Grecs, remporta la guerre en trompant les Troyens grâce à un cheval offert en présent. Cet article examinera toutes les stratagèmes d’Héra pour mener les Troyens à la défaite face aux Grecs.
Qui était Héra dans l’Iliade ?
Héra dans l’Iliade était la reine des dieux de la mythologie grecque qui se rangea du côté des Grecs pour vaincre les Troyens en raison d’une rancune contre Pâris, le prince troyen, à l’instar d’Héra dans l’Odyssée. Elle imagina plusieurs moyens, y compris séduire son époux, Zeus, pour assurer la victoire des Grecs.
Pourquoi Héra dans l’Iliade combattit-elle du côté des Grecs
Bien avant le début de la guerre, Pâris n’était qu’un berger dans les champs lorsqu’Éris, la divinité de la discorde, lança une pomme d’or portant l’inscription « à la plus belle » au milieu d’une fête de noces. Les trois déesses Héra, Aphrodite et Athéna voulaient chacune la pomme d’or mais ne parvenaient pas à déterminer laquelle d’entre elles était la « plus belle. » C’est pourquoi Zeus, le roi des dieux, invita Pâris à choisir entre les trois déesses.
Les déesses tentèrent chacune d’influencer le choix de Pâris en lui offrant divers pouvoirs et privilèges. Héra lui promit le pouvoir royal et Athéna offrit au jeune berger la puissance militaire. Cependant, l’offre d’Aphrodite, la plus belle femme du monde connu, Hélène, suffit à ravir Pâris. Néanmoins, Aphrodite dans l’Iliade symbolisait l’amour charnel et la beauté — des qualités qui séduisirent Pâris.
C’est ainsi que Pâris désigna Aphrodite comme la « plus belle », ce qui attisa la colère d’Héra. Sa fureur à l’égard de Pâris s’étendit aux Troyens, et c’est pourquoi elle soutint et combattit aux côtés des Grecs lorsqu’ils envahirent Troie pour libérer Hélène.
Héra dans le poème
Héra intervint à plusieurs reprises dans l’Iliade, et le passage le plus célèbre est celui où elle exercé une influence décisive lorsqu’Athéna rompit la trêve.
Héra dans l’Iliade pousse Athéna à rompre la trêve
Au début de l’Iliade, les deux camps décidèrent que Ménélas, l’époux d’Hélène, affronterait Pâris en combat singulier et que le vainqueur du duel obtiendrait Hélène. Cependant, l’issue du duel s’avéra incertaine car Aphrodite emporta Pâris au moment même où Ménélas allait porter le coup fatal. Par conséquent, les deux cités conclurent une trêve, les Troyens étant disposés à rendre Hélène à son époux Ménélas. Cependant, Héra voulait les Troyens totalement anéantis, c’est pourquoi elle élabora un plan.
Héra influença la déesse de la guerre, Athéna dans l’Iliade, pour raviver les hostilités, ce qu’elle fit en incitant le Troyen Pandaros à décocher une flèche sur Ménélas. Ce dernier échappa de justesse à la flèche de Pandaros, et les hostilités entre les deux camps reprirent, grâce aux plans d’Héra.
Héra projette de nuire à Arès pour avoir aidé les Troyens
Aphrodite, qui était du côté des Troyens, parvint à influencer Arès, le dieu de la guerre, pour qu’il combattît pour le peuple de Troie. Arès avait initialement promis à sa mère, Héra, de se joindre aux Grecs, mais il revint sur sa parole. Arès assista les Troyens, mais il fut reconnu par le guerrier grec Diomède, qui ordonna à ses troupes de battre lentement en retraite. Bientôt, Héra apprit que son fils, Arès, avait manqué à sa promesse et elle ourdit sa vengeance.
La reine des dieux sollicita la permission de Zeus pour éloigner Arès du champ de bataille. Héra convainquit ensuite Diomède de frapper Arès avec sa lance. La lance transperça le dieu de la guerre qui prit ses jambes à son cou et chercha refuge au mont Olympe.
Héra pousse Poséidon dans l’Iliade à abandonner les Troyens
Poséidon nourrissait une rancune contre Laomédon, le père du roi Priam, et voulait aider les Grecs, mais Zeus le lui interdit. Héra tenta d’amener Poséidon à contrevenir aux ordres de Zeus, mais celui-ci refusa. Par conséquent, Héra et Athéna se rendirent auprès des Grecs pour les aider à combattre les Troyens en dépit de l’ordre formel de Zeus.
Lorsque Zeus l’apprit, il envoya la déesse de l’arc-en-ciel, Iris, les avertir de revenir sous peine de châtiment. Plus tard, Héra vit Poséidon venir au secours des Achéens et les encourager.
Héra séduit Zeus dans l’Iliade
Cependant, les dieux craignaient de s’opposer à l’ordre de Zeus et, sachant combien les divinités souhaitaient intervenir, Héra détourna l’attention de Zeus en le séduisant puis en l’endormant. Zeus s’éveilla ensuite pour constater que les divinités interféraient dans la guerre sans crainte. L’événement de la séduction de Zeus par Héra dans l’Iliade est connu sous le nom de la Supercherie de Zeus.
Héra, l’épouse jalouse
Lorsque la mère d’Achille, Thétis dans l’Iliade, vint supplier Zeus d’honorer son fils Achille en aidant les Troyens, Héra devint jalouse et confronta son époux. Elle l’accusa de tramer des plans dans son dos, dans l’une des célèbres citations d’Héra de l’Iliade qui expliquait comment elle est toujours là pour le plaisir, mais n’est jamais informée de ce qui se passe avec lui, car il ne partage jamais ses complots avec elle.
Conclusion
Jusqu’à présent, nous avons étudié le rôle d’Héra dans le poème d’Homère. Voici un résumé de tout ce que nous avons lu :
- Héra portait une rancune contre Pâris pour avoir choisi Athéna plutôt qu’elle comme la plus belle des déesses.
- C’est pourquoi elle prit le parti des Grecs et fit tout ce qui était en son pouvoir pour les aider à remporter la guerre contre la cité de Troie.
- Parmi ses efforts figurent la séduction de son époux, Zeus, la conviction d’Athéna et de Poséidon de se ranger du côté des Grecs, et le préjudice causé à son fils, Arès, pour avoir aidé le peuple de Troie.
Les plans d’Héra aboutirent en fin de compte, car son camp favori, les Achéens, remporta la guerre de dix ans et rendit Hélène à son époux Ménélas.

