Mabinogion
Le Mabinogion était une collection de onze (douze) récits tirés des mythes gallois. Les contes du Mabinogion furent préservés dans deux manuscrits, le Livre Blanc de Rhydderch (c. 1325) et le Livre Rouge de Hergest (c. 1400). Bien que le manuscrit Rydderch fût le plus ancien des deux, les récits de Lludd, Culhwch et Owein ne subsistaient qu’à l’état de fragments, tandis que le Songe de Rhonabwy était entièrement perdu. Seul le manuscrit Hergest contenait les onze récits dans leur intégralité.
Le Mabinogion fut d’abord traduit en anglais par Lady Charlotte Guest. Ce fut Lady Charlotte qui donna le titre de « Mabinogion » à ce recueil de contes. De plus, Lady Charlotte inclut un douzième récit intitulé Hanes Taliesin (« Le Conte de Taliesin »), appartenant au groupe des contes indépendants. Cependant, l’Hanes Taliesin ne figurait pas dans les deux manuscrits anciens, c’est pourquoi certaines traductions ultérieures du Mabinogion n’incluent pas l’histoire de Taliesin.
Les récits du Mabinogion peuvent être divisés en trois catégories. Les quatre premiers récits constituent les Quatre Branches du Mabinogi (« Pedair Cainc y Mabinogi »). Les quatre récits suivants (ou cinq, si l’on inclut Taliesin) sont les contes indépendants, dont deux mettent en scène Arthur. Les trois derniers récits relèvent d’une catégorie connue sous le nom de romans gallois, similaires à ceux des romans français écrits par Chrétien de Troyes.
Que sont les quatre Branches du Mabinogi ? Ces quatre récits étaient racontés dans l’ordre chronologique, avec Pryderi apparaissant dans les quatre contes, bien qu’il ne jouât qu’un rôle mineur dans chacun d’eux. L’histoire commençait avec sa naissance dans Pwyll, Seigneur de Dyved et s’achevait avec la mort de Peredur dans le quatrième récit, Math, Fils de Mathonwy.
Parmi les contes indépendants, Le Songe de Maxen mettait en scène un empereur épousant une jeune fille aperçue en rêve, tandis que dans Lludd et Llevelys, le récit impliquait la Grande-Bretagne frappée par trois étranges fléaux. Deux autres contes impliquaient Arthur et ses compagnons (non issus de la Table Ronde). Le plus important de ces deux fut composé vers 1100 et s’intitulait Culhwch et Olwen. L’autre était appelé le Songe de Rhonabwy.
Les romans gallois étaient similaires aux populaires romans arthuriens français écrits par Chrétien de Troyes (v. 1165-1190). Ces trois romans appartenant à la littérature arthurienne mainstream, je n’ai résumé que brièvement Peredur et utilisé les récits de Chrétien à la place d’Owein et Geraint tirés du Mabinogion.
Les Quatre Branches du Mabinogi
Les Quatre Branches du Mabinogi (Pedair Cainc y Mabinogi) étaient quatre récits gallois du Mabinogion proprement dit. Ces contes étaient racontés en séquence.
Ce qui est remarquable, c’est que Pryderi, le fils de Pwyll et de Rhiannon, apparaît dans les quatre récits, de sa naissance dans le premier conte à sa mort dans la dernière des Branches. Pourtant, il ne fut jamais le personnage principal d’aucun des récits.
Le premier et le troisième conte se concentraient sur le royaume de Dyved gouverné par Pwyll et Pryderi, dans le sud du pays de Galles, tandis que le deuxième récit se déroulait en Grande-Bretagne (Angleterre, gouvernée par Bran) et en Irlande. Le dernier conte se concentrait sur le Gwynedd, le royaume septentrional du pays de Galles, gouverné par Math, le frère de Don.
Les Trois Romans Gallois
Les Cinq Contes Indépendants
Pages connexes
Les Romans Gallois
Les trois derniers récits du Mabinogion étaient des romans gallois, connus sous le nom de Tair Rhamant, similaires à ceux écrits par le poète français Chrétien de Troyes, qui florissait dans la seconde moitié du XIIe siècle.
Le Gereint fils d’Erbin ou Geraint et Enid du Mabinogion ressemble de façon frappante à l’Erec et Enide de Chrétien. La Dame (ou Comtesse) de la Fontaine présente des parallèles avec le Chevalier au Lion de Chrétien (Yvain).
Le lien entre Peredur et le Conte du Graal (ou Perceval) était similaire mais présentait moins de points communs que les autres récits. Au lieu que Peredur ait vu le graal au château de son oncle (comme dans Perceval), il vit une tête coupée sur un plateau !
En fait, les trois romans furent très probablement écrits après Chrétien de Troyes et furent influencés par l’écrivain français. Ces trois romans montraient également qu’ils étaient influencés par les manières courtoises et la chevalerie. Les héros étaient incontestablement des chevaliers, ce qui était absent des autres contes.
J’ai omis les trois derniers récits du Mabinogion pour deux raisons.
Ces contes étaient plus étroitement liés à la légende arthurienne et les similitudes entre les versions française et galloise me donnaient quelque justification à ne pas y consacrer davantage de temps.
La deuxième raison pour laquelle je préférais la version française était que Chrétien ajoutait plus de détails et de vie aux personnages et aux scènes que les versions galloises. Les romans gallois étaient moins achevés que ceux de Chrétien.
Les versions françaises de ces romans se trouvent donc dans les Légendes Arthuriennes.
Voici les trois liens vers les romans arthuriens :
- Geraint et Enid (Voir Erec et Enide)
- La Dame de la Fontaine (Voir Yvain et la Dame de la Fontaine)
- Peredur fils d’Evrawg (Voir La Tradition de Perceval pour un bref résumé de Peredur)
Si l’arbre généalogique gallois d’Arthur vous intéresse, consultez la Maison d’Arthur et Culhwch.
