Beowulf

Norse

Beowulf était le héros géat du poème en vieil anglais (anglo-saxon) intitulé Beowulf. La datation du poème fait l’objet d’un débat, car celui-ci n’a survécu que dans un seul manuscrit du XIe siècle, alors que sa composition suggère une date bien antérieure. Les datations proposées varient entre le VIIe et le Xe siècle, à l’époque où le vieil anglais du dialecte anglo-saxon était encore parlé.

Beowulf était le fils d’Ecgtheow et d’une fille sans nom de Hrethel. Il fut élevé par Hrethel, roi du Geatland. Beowulf devint le thane de son oncle Hygelac, lequel monta sur le trône après la mort du second frère de Hygelac.

Son nom semble signifier « ours ». Comme un ours, il pouvait écraser son ennemi. Il tua un guerrier franc, Dæghrefn, dans une étreinte d’ours. Beowulf était connu pour son étreinte puissante, comme on put le constater lorsqu’il affronta Grendel. Le poème présente le héros comme l’homme le plus fort et le plus brave au monde.

Beowulf se rendit à Heorot, sur l’île de Zélande, pour venir en aide au roi danois Hrothgar afin de le débarrasser du monstre Grendel, qui avait massacré les thanes et les guerriers de Hrothgar.

Après son combat contre Grendel, Beowulf fut comparé au héros norrois Sigmund (Sigemund dans le Beowulf), qui dans ce poème était un tueur de dragons (mais non dans le mythe norrois).

Hrothgar récompensa Beowulf de nombreux présents, après qu’il eut tué Grendel et la mère du monstre. Hrothgar aurait même adopté Beowulf et fait du héros son successeur, si son épouse ne l’avait convaincu de laisser leurs fils hériter du royaume.

Le poème le qualifie souvent de sage ou d’avisé, mais pour les chercheurs modernes, il fut plutôt imprudent et téméraire. Dans sa jeunesse, on pouvait comprendre cette témérité alors qu’il n’avait d’autre responsabilité que d’acquérir la gloire par l’héroïsme. Mais cinquante ans après avoir tué Grendel, il était roi, et un souverain a des devoirs envers son peuple et son royaume. Un vrai roi n’aurait pas entrepris une telle chose. En réalité, il n’y avait personne d’assez brave pour chasser un dragon. Beowulf resta imprudent, déterminé à combattre le dragon sans assistance, mais sa mort entraîna probablement la ruine de son peuple.

Les Geats avaient auparavant livré deux guerres, l’une contre les Frisons, puis une autre contre les Suédois. Avec sa disparition, les anciens ennemis des Geats étaient susceptibles d’attaquer son royaume, une fois qu’ils sauraient qu’il était mort. La bravoure de Beowulf sur le champ de bataille et face aux monstres ne fait aucun doute, bien que je mette en doute la sagesse d’affronter des ennemis sans armes. Il avait sauvé son peuple du dragon, pour finalement sacrifier tout son royaume aux voisins hostiles. Ainsi qu’on peut le constater, il fut moins qu’un roi sage.

Informations complémentaires

Nom

Beowulf, Bēowulf — « Ours ».

Articles connexes

Hrothgar, Wiglaf. Sigemund (Sigmund). Grendel.

Beowulf (épopée).

Généalogie : Beowulf et les Scyldings.

Créé :1 janvier 2001

Modifié :14 mai 2024