Ode Olympique 1
(Poème lyrique, grec, 476 av. J.-C., 116 vers)
Introduction
« Ode Olympique 1 » est l’une des plus célèbres parmi les nombreux poèmes de victoire du poète lyrique grec ancien Pindare. Elle célèbre la victoire de Hiéron, tyran de Syracuse, lors de la prestigieuse course de chevaux montés aux Jeux Olympiques de 476 av. J.-C. Une telle ode de victoire (ou « épinicie ») était généralement commandée par un membre de la famille du vainqueur, et elle était le plus souvent chantée et dansée lors du retour du vainqueur dans sa ville natale.
Résumé
Le poème s’ouvre par un « pramel », un procédé littéraire courant dans la poésie grecque antique où une série d’alternatives énumérées (en l’occurrence l’eau et l’or, considérés comme les meilleurs dans leurs domaines respectifs) servent de repoussoirs au véritable sujet du poème (en l’occurrence, les Jeux Olympiques). Hiéron est ensuite brièvement loué pour sa richesse, son hospitalité, son pouvoir politique et ses réalisations, et en particulier pour la victoire olympique de son cheval, Phérénikos.
Dans la section centrale du poème, qui constitue environ les deux tiers des 116 vers totaux, Pindare relate une version du mythe de Pélops, fils de Tantale, et il attribue l’attrait de tels récits macabres au charme de la narration exagérée.
Enfin, Pindare évoque la gloire et la satisfaction qui découlent du fait d’appartenir aux rangs exaltés des vainqueurs olympiques, il loue Hiéron comme l’hôte le plus savant et le plus puissant de son époque, et exprime l’espoir de pouvoir célébrer une future victoire dans la course de chars (les courses de chars étant considérées comme encore plus prestigieuses que les courses de chevaux montés).
Analyse
Comme toutes les odes pindariques, « Ode Olympique 1 », qui compte près de 120 vers, est composée en une série de triades, chacune comprenant une strophe, une antistrophe et une épode, les strophes et antistrophes présentant le même schéma métrique, et les épodes conclusives de chaque triade ayant une métrique différente mais correspondant métriquement entre elles. Elle emploie le mètre éolien, historiquement associé à la poésie lyrique de Sappho.
Selon certaines sources, « Ode Olympique 1 » a vraisemblablement été placée en tête de la compilation des odes olympiques de Pindare en raison de son éloge des Jeux Olympiques en général, et de sa référence au mythe de Pélops (dont le culte est à l’origine du mythe fondateur des Jeux Olympiques).
Ressources
- Traduction anglaise de l’Ode Olympique 1 (Perseus Project)
- Texte grec de l’Ode Olympique 1 avec traduction mot à mot (Perseus Project)


