Enide (Enid)
Enide était la belle épouse du héros Érec, ou Gereint dans la littérature galloise et anglaise. Elle était connue sous le nom d’Enid dans la légende galloise. Enide était la nièce du comte de Laluth.
L’écrivain français Chrétien de Troyes comparait sa beauté à celle d’Iseut la Blonde, affirmant qu’Enide la surpassait.
Enide était l’une des plus emblématiques « demoiselles en détresse » ; elle se retrouvait souvent en peril en raison de sa beauté. Des vilains, consumés de désir, l’enlevaient et tentaient de l’épouser ou de la violer. Son amant — en l’occurrence, son époux — inspiré par l’amour qu’il lui portait, venait à son secours, accomplissant de grandes exploits héroïques pour elle.
Érec conquit sa main en mariage lorsqu’il affronta et vainquit le Chevalier de la Crécerelle, également connu sous le nom d’Yder, fils de Nut.
Enide fut accablée de chagrin lorsqu’elle entendit les sujets de son beau-père la tenir responsable du désintérêt d’Érec pour les exploits héroïques, tels que la chasse, les tournois et la guerre. Érec passait tant de temps auprès d’elle que le peuple murmurait qu’elle l’avait ensorcelé.
Lorsqu’Érec l’apprit de sa femme, le héros interpréta mal ses inquiétudes et crut qu’elle mésestimait sa prouesse et ses talents de chevalier. Érec s’embarqua alors dans un voyage à travers la forêt avec Enide, harcelé par des brigands, des géants et des comtes lubriques. Le but de cette expédition était de mettre à l’épreuve l’amour qu’Enide lui portait.
Le comte Oringle de Limors empêcha Enide de se suicider lorsqu’elle crut son mari mort, après que celui-ci eut vaincu deux géants. Cependant, Oringle avait ses propres desseins en sauvant Enide. Il convoitait la femme éplorée d’Érec. Oringle tenta de la forcer à l’épouser, jusqu’à ce qu’Érec reprenne conscience et tue le comte lubrique.
L’ensemble de l’aventure imposa un stress et une anxiété considérables à Enide, qui regrettait d’avoir dit la vérité à son mari. Enide était en réalité innocente, car elle s’inquiétait uniquement de ce que les autres disaient d’elle et d’Érec.
En fin de compte, Enide prouva son amour et sa loyauté envers Érec, et celui-ci s’excusa de l’avoir soumise à de si rudes épreuves, tout en prouvant qu’il n’avait rien perdu de sa prouesse en terrassant ennemi après ennemi.
Voir Érec et Énide pour le récit complet des aventures d’Enide avec Érec.
Informations connexes
Nom
Enide (français).
Enid (gallois).
