Yvain et la Dame de la Fontaine

Arthurian Legends

Le célèbre roman d’Yvain et de la Dame de la Fontaine (Laudine) fut raconté dans plusieurs pays. Le récit présenté ici fut composé par le poète français Chrétien de Troyes (v. 1170), sous le titre Le Chevalier au lion (également appelé « Yvain »).

Sa popularité est attestée par le fait que plusieurs autres auteurs en composèrent des versions similaires dans différentes langues. La même œuvre se retrouve sous le titre gallois — La Dame de la Fontaine — qui figure dans un recueil de contes gallois connu sous le nom de Mabinogion. Là, le héros s’appelle Owain (forme galloise d’Yvain). Il existe également une version anglaise rédigée vers 1350, intitulée Ywain and Gawain. Enfin, une version allemande, appelée Iwein, fut composée par Hartmann von Aue (v. 1202).

J’ai suivi la version française de Chrétien, principalement parce qu’elle me semble mieux composée que la version galloise, et parce que je ne dispose pas des autres versions.

La Dame de la Fontaine

L’histoire commença le jour de la Pentecôte, lorsqu’un chevalier de la cour du roi Arthur, nommé Calogrenant (Cynon dans le Mabinogion), découvrit une source magique au cœur de la forêt. Les insultes et le langage acerbe de sir Kay contraignirent Calogrenant à conter l’histoire honteuse de sa défaite aux mains d’un chevalier dans ces mêmes bois. La reine Guenièvre, après avoir entendu le récit des aventures de Calogrenant, réprimanda Kay pour sa rudesse.

Calogrenant, en quête d’une nouvelle aventure, avait été guidé vers cette forêt enchantée. Près de la source se trouvaient un bassin d’or et un grand bloc de marbre. Quiconque versait l’eau sur le marbre provoquait aussitôt une violente tempête.

Un chevalier, seigneur d’un château voisin, était le protecteur de la source. Ce chevalier, nommé Esclados le Roux (connu sous le nom de Chevalier Noir dans le Mabinogion), attaqua Calogrenant et le désarçonna pour avoir utilisé la source.

Lorsqu’Yvain (Owain) entendit le récit de son cousin, il promit de venger Calogrenant. Cependant, le roi Arthur déclara à la cour qu’il envahirait ces terres pour avoir attaqué l’un de ses chevaliers. Yvain, désireux de vaincre ce chevalier, s’échappa secrètement de Camelot et se dirigea vers la source que son cousin lui avait décrite.


Lorsqu’Yvain arriva à la source et utilisa le bassin d’or pour verser l’eau sur la pierre, une tempête soudaine surgit de nulle part. Un instant, Yvain craignit pour sa vie, mais la tempête s’apaisa aussi soudainement qu’elle était apparue.

Un chevalier sortit du château et attaqua immédiatement Yvain. Le combat sembla d’abord équilibré, jusqu’à ce qu’Yvain portât un coup puissant à la tête de son adversaire. Le chevalier adverse, se sachant mortellement blessé, comprit qu’il devait fuir et se dirigea vers le château. Yvain, ayant besoin de preuve de sa victoire sur le Chevalier Noir, se lança aussitôt à la poursuite de son ennemi.

Yvain était sur le point de capturer le chevalier ennemi lorsqu’une herse se referma sur lui, tuant son cheval. Yvain se retrouva prisonnier entre deux portes, sans aucune issue possible.

Cependant, une demoiselle arriva par une porte dissimulée et trouva Yvain. Elle le reconnut aussitôt et lui dit qu’elle viendrait en aide au héros. La demoiselle, nommée Lunete (Luned), donna à Yvain un anneau magique qui rendait son porteur invisible. Elle lui expliqua que tant qu’il resterait silencieux et immobile, personne ne pourrait le voir. Lunete l’avertit que les habitants du château le tueraient s’ils le découvraient.

Les gens du château, tels une foule déchaînée, fouillèrent le château à la recherche du chevalier qui avait tué leur seigneur. La foule se lamenta de frustration lorsqu’elle ne put trouver le meurtrier de leur maître ni aux portes, ni en aucune partie du château.

La Dame de la Fontaine

La Dame de la Fontaine
(Lunete et Yvain (Owain) sont à gauche)
Illustration d'Alan Lee, 1984

Yvain aperçut la dame, épouse du seigneur défunt, qui pleurait et se lamentait. Yvain tomba aussitôt éperdument amoureux d’elle. Elle s’appelait Laudine, la Dame de la Fontaine. Yvain apprit par la suite de Lunete que la dame était l’épouse d’Esclados le Roux ; ils n’étaient mariés que depuis six ans. Lunete comprit immédiatement ce qui se passait dans le cœur d’Yvain. Elle décida de l’aider à conquérir la veuve et s’employa à gagner la confiance de sa dame.

Elle expliqua à la Dame qu’elle devait agir sans tarder, car la source (la fontaine) ne pouvait rester sans protection. Lunete affirma que personne dans ce château n’était en mesure d’assumer cette charge ; il fallait un chevalier puissant, d’un courage et d’une renommée guerrière exceptionnels. Lunete déclara à la Dame qu’elle connaissait précisément l’homme qui l’aimerait et s’acquitterait de son devoir de protecteur de la fontaine.

Bien que Laudine fût contrariée que sa compagne parlât de mariage si peu de temps après la mort de son époux, elle savait que Lunete disait vrai. Mais elle fut quelque peu troublée d’apprendre que l’homme choisi par Lunete n’était autre que le chevalier qui avait vaincu et tué son mari.

Laudine découvrit non seulement qu’Yvain était d’une grande beauté, mais aussi qu’il était le fils du roi Urien et l’un des membres éminents de la Table Ronde, à la cour du roi Arthur. En épousant Yvain, elle s’assurerait la protection de ses terres contre ses ennemis. Plus encore, elle fut conquise par l’amour qu’Yvain lui portait. Elle l’accepta pour époux, et ils se marièrent sans tarder.

Arthur arriva avec son armée, pour ne trouver face à lui qu’un seul chevalier. Lorsqu’Arthur reconnut Yvain et apprit qu’il s’était marié, il s’en réjouit. Gauvain se réjouit également du mariage de son cousin avec cette belle dame. Au cours des festivités, Gauvain se prit d’affection pour Lunete, offrant à la demoiselle sa protection chaque fois qu’elle en aurait besoin.


Après quelques années de bonheur conjugal, Yvain ressentit la nostalgie de l’aventure et des tournois qui se tenaient à la cour d’Arthur. Il persuada son épouse de le laisser participer aux tournois. Laudine, cependant, l’avertit qu’il devait rentrer avant l’expiration d’un délai d’un an, faute de quoi il ne devrait plus jamais revenir.

Cependant, Yvain passa plus d’un an et demi à la cour d’Arthur, oubliant son épouse et ses devoirs de défenseur de la fontaine. Une messagère, une demoiselle, vint réprimander le héros de sa négligence. Elle annonça à Yvain que son épouse ne voulait plus de lui, car il avait brisé le cœur de Laudine. Avant de quitter la cour d’Arthur, la demoiselle retira l’anneau nuptial d’Yvain.

Bouleversé par cette nouvelle, Yvain quitta la cour d’Arthur couvert de honte. S’enfonçant dans la forêt, il déchira ses vêtements et courut éperdument. La culpabilité et la honte le firent perdre la raison.

Informations complémentaires

Titre

Le Chevalier au lion, également appelé « Yvain », composé par Chrétien de Troyes.

La Dame de la Fontaine, l'un des contes gallois du Mabinogion (date incertaine).

Autres sources

Iwein, composé en allemand par Hartmann von Aue (v. 1202).

Ywain and Gawain, composé en anglais (v. 1350).

Articles connexes

Yvain (Owain), Dame de la Fontaine (Laudine), Lunete (Luned), Gauvain, Kay, Guenièvre, Arthur.

Le Chevalier au Lion

Pendant plus d’un an, Yvain, privé de sa raison, courut nu à travers la forêt et dévora de la viande crue comme un insensé. La transformation d’un héros en fol, ayant perdu son amour pour devenir un homme sauvage des bois, constituait un thème récurrent dans les légendes arthuriennes.

Un jour, affaibli par la faim et le manque d’abri, il fut découvert sans connaissance par une comtesse et sa demoiselle. La dame eut pitié de cet homme qui avait manifestement perdu la raison et regagna son château.

La dame possédait un onguent de Morgan la Fée capable de guérir la folie. Elle ordonna à l’une de ses demoiselles d’emporter l’onguent, ainsi qu’un cheval de rechange et des vêtements. Elle recommanda d’appliquer l’onguent avec parcimonie sur le front et les tempes du malheureux, car il était fort coûteux.

La demoiselle fit plus qu’on ne lui avait prescrit : elle frotta l’onguent sur tout le corps nu du héros. Puis elle se cacha dans les buissons, attendant que le héros reprenne conscience. Lorsqu’Yvain s’éveilla, il eut honte de sa nudité et se souvint alors des raisons pour lesquelles il avait perdu la raison. Il s’habilla prestement lorsque la demoiselle, qui s’était dissimulée dans les buissons, apparut devant lui.

La demoiselle ramena le héros au château de sa dame. Yvain demeura l’hôte de la comtesse et y retrouva ses forces.

Un jour, une armée vint assiéger le château de la comtesse. Cette dame était connue sous le nom de dame de Norison ; je présume que Norison désigne soit le domaine, soit le château (ou les deux). La comtesse raconta à Yvain comment elle avait perdu une grande partie de ses terres et ses autres châteaux au profit de l’un de ses voisins. Elle avait refusé d’épouser le comte Alier, qui lui avait saisi ses terres. Yvain demanda une armure et une arme, puis défia le seigneur. Yvain et Alier combattirent jusqu’à ce que le héros fût sur le point de tuer le comte.

Yvain épargna le comte Alier, à la condition que celui-ci restituât toutes les propriétés qu’il avait prises à son hôtesse et qu’il ne l’attaquât plus jamais. Alier n’eut d’autre choix que d’accepter. La comtesse tenta de persuader Yvain de demeurer auprès d’elle comme époux, mais Yvain déclina poliment. Il quitta sa généreuse hôtesse le jour même de sa victoire.


Tandis qu’Yvain errait dans la forêt, sérieusement tenté de mettre fin à ses jours, il entendit le bruit d’un combat. Il s’approcha pour voir ce qui se passait et découvrit un dragon colossal qui s’en prenait à un lion blanc. Yvain attaqua immédiatement le dragon et aida le lion à terrasser le serpent géant.

Le lion fut aussitôt reconnaissant de l’aide du chevalier et suivit Yvain comme son ombre. D’abord, Yvain crut que sa folie était revenue, tant le lion se montrait dévoué : il chassait le gibier pour le chevalier et le maintenait au chaud lorsque le héros s’endormait.


Yvain voyageait avec son étrange compagnon lorsqu’il rencontra une demoiselle en détresse. Celle-ci cherchait Yvain ou Gauvain pour défendre sa cause. Elle n’était autre que Lunete, la compagne de l’épouse d’Yvain. Lunete avait été accusée de trahison envers la Dame de la Fontaine par le sénéchal de Laudine. Le sénéchal et ses deux frères l’accusaient d’avoir, par ses conseils, causé le chagrin de Laudine — à savoir son mariage rompu avec Yvain. Si elle ne trouvait pas de champion, elle serait déclarée coupable et brûlée vive.

Yvain révéla son identité à Lunete et promit à la malheureuse demoiselle de la défendre par un combat judiciaire contre le sénéchal et ses frères. Le duel devait se tenir à midi.

En cherchant un gîte dans la ville voisine, Yvain tomba sur une cité en partie détruite. Son hôte lui apprit qu’un géant nommé Harpin de la Montagne (parfois orthographié Harpin ou Harbin) avait tué deux des fils du seigneur et tuerait ses quatre autres fils si le seigneur ne lui livrait pas sa fille pour la violer. Yvain apprit également que l’épouse du seigneur était la tante de son ami Gauvain.

Yvain promit d’affronter le géant si celui-ci se présentait tôt le matin. Sinon, il devrait partir pour défendre Lunete contre l’exécution.

Yvain (Owain) et le Lion contre un Géant

Yvain (Owain) et le Lion contre un Géant
Illustration d'Alan Lee, 1984

Fort heureusement pour la famille, le géant, nommé Harpin, arriva plusieurs heures avant midi. Yvain le défia immédiatement et l’attaqua. Le lion blanc aida Yvain à combattre le géant. Ce dernier se plaignit qu’il était injuste de devoir affronter à la fois un chevalier et un lion. Yvain fit enfermer le lion dans le château. Le géant prit alors l’avantage dans le combat.

Le lion comprit qu’Yvain avait du mal face au géant. Refusant de laisser périr son libérateur, il grimpa au sommet du rempart et bondit du haut de la muraille. Le lion se joignit à Yvain pour mettre Harpin à mort.

Les fils du seigneur furent libérés. Ils voulaient qu’Yvain restât pour célébrer la mort du géant, mais celui-ci refusa, car il devait livrer un autre combat à midi.


Yvain arriva à temps, alors que le sénéchal et ses frères conduisaient Lunete au bûcher. Yvain défia aussitôt les accusateurs de Lunete. Personne ne reconnut Yvain, car il portait une armure complète.

Cependant, aussi grand héros qu’il fût, Yvain affrontait trois adversaires contre un seul — le sénéchal et ses deux frères. Mais le lion vint une fois de plus prêter main-forte à Yvain. Ensemble, ils vainquirent le sénéchal et ses frères. Puisque ceux-ci avaient exigé que Lunete fût brûlée vive, ses accusateurs furent condamnés à être brûlés vifs pour avoir perdu le combat.

Laudine, qui avait assisté au combat, libéra Lunete et lui demanda de reprendre son rôle de compagne. Elle offrit à Yvain l’hospitalité et le secours de ses médecins pour soigner ses blessures et celles de son lion ; Yvain déclina poliment, à moins d’être réconcilié avec la femme qu’il aimait. Laudine, ne reconnaissant pas son mari qui portait encore son heaume, lui demanda son nom. Yvain répondit qu’il était le Chevalier au Lion.

Yvain partit et se rendit à un ermitage voisin pour se remettre de ses blessures. Lunete, qui avait suivi Yvain, promit au héros qu’elle ferait tout en son pouvoir pour le réconcilier avec son épouse. Elle promit également de ne pas révéler son identité à la Dame de la Fontaine.

Informations complémentaires

Articles connexes

Yvain (Owain), Dame de la Fontaine (Laudine), Lunete (Luned), Gauvain.

Les Deux Sœurs

Le seigneur d’Épines-Noires était mort, partageant ses terres entre ses deux filles. Cependant, l’aînée s’empara de la totalité du domaine, déshéritant sa cadette. La plus jeune se rendit à la cour d’Arthur pour demander au roi d’arbitrer le litige. L’aînée demanda à Gauvain de défendre sa cause. La malheureuse cadette ne trouva aucun chevalier disposé à affronter Gauvain en combat singulier. Elle reçut un délai de quarante jours pour trouver un champion.

La cadette, ayant entendu parler d’un nouveau chevalier connu seulement sous le nom de Chevalier au Lion, se mit aussitôt en quête de ce héros. Après des semaines de recherche, elle trouva le Chevalier au Lion. Elle supplia Yvain de l’aider à recouvrer les terres que son aînée lui avait confisquées. Yvain accepta de défendre sa cause.


Tandis qu’Yvain, la demoiselle et le lion voyageaient ensemble, ils parvinrent à la Ville de la Périlleuse Aventure. Yvain cherchait un gîte, mais les habitants tentèrent de les chasser avec insolence.

Yvain apprit que deux démons avaient contraint le roi de l’Île des Pucelles, retenu prisonnier, à leur livrer trente jeunes filles chaque année en échange de la vie sauve. Pour être logé au château du roi, il lui faudrait affronter les deux démons en combat. Ces jeunes filles étaient condamnées à une vie de servitude, avec peu de nourriture et nul salaire pour leur labeur, jusqu’à ce qu’un chevalier les délivrât de leur captivité et mit fin à cette coutume malfaisante. Yvain promit aux jeunes filles qu’il affronterait et vaincrait les démons, et qu’il abolirait cette infamie.

Yvain se rendit au château, où le roi l’invita à entrer. Bientôt, les deux démons lancèrent leur défi. Cependant, ils refusèrent de combattre Yvain et le lion. Yvain enferma le lion dans l’une des salles. Les démons attaquèrent aussitôt Yvain. Celui-ci ne fut pas de taille face aux deux adversaires et put à peine se défendre. Le lion, comprenant qu’Yvain était en difficulté, commença à enfoncer la porte jusqu’à se libérer. Il se jeta aussitôt sur l’un des démons. Yvain tua le démon qu’il combattait. L’autre démon implora la miséricorde ; il consentait à abolir la coutume qu’il avait imposée à la ville.

Les jeunes filles furent libérées. Le roi voulut qu’Yvain acceptât la main de sa fille, mais celui-ci refusa. Le roi, courroucé et chagriné de ce refus, somma le héros de partir.


La cadette retourna ensuite avec Yvain à la cour d’Arthur. Ni Yvain ni Gauvain ne purent se reconnaître, car ils portaient des armures différentes. Gauvain et Yvain étaient pourtant de proches amis et cousins.

Ils combattirent l’un contre l’autre jusqu’à l’épuisement, tous deux blessés. En raison de la pénombre, ils décidèrent de reprendre le duel le lendemain. Cependant, à mesure qu’ils échangeaient des paroles, ils réalisèrent qu’ils combattaient un ami. Tous deux s’avouèrent vaincus, par amour fraternel.

Arthur déclara qu’ils étaient tous deux vaincus. Il contraignit l’aînée à restituer les terres à sa cadette. L’aînée n’eut d’autre choix que de se soumettre à la sentence de son roi. Elle accepta sa cadette comme vassale.

Informations complémentaires

Articles connexes

Yvain (Owain), Dame de la Fontaine (Laudine), Lunete (Luned), Gauvain, Arthur.

Réconciliation

Yvain resta à la cour d’Arthur jusqu’à la guérison de ses blessures, puis quitta secrètement les lieux avec son lion. Rongé par le mal d’amour, il retourna à la source enchantée.

La comtesse Laudine s’inquiétait de ce que la fontaine fût restée sans défense depuis si longtemps, depuis le départ de son époux. Elle craignait que, sans un preux chevalier pour la protéger, n’importe quel ennemi pût détruire son château en provoquant une violente tempête.

Lunete conseilla à la comtesse de charger le Chevalier au Lion (Yvain) de défendre la fontaine. La demoiselle suggéra que si la comtesse offrait quelque chose au chevalier, elle devrait l’aider à se réconcilier avec la dame qu’il aimait. Laudine accepta. Lunete lui fit même jurer sur les reliques. Ainsi, Lunete avait habilement piégé sa dame en lui faisant prêter un serment qu’elle ne pouvait rompre.

La comtesse Laudine envoya aussitôt Lunete à la recherche du Chevalier au Lion. Lorsque Lunete arriva à la fontaine, elle fut surprise d’y trouver Yvain. Folle de joie, elle annonça au héros que son épouse avait accepté de se réconcilier avec lui.

Lunete ramena immédiatement Yvain au château et le conduisit devant son épouse. Laudine fut quelque peu contrariée que Lunete l’eût si habilement trompée pour la forcer à se réconcilier avec son mari. Elle n’eut d’autre choix que de pardonner à son époux sa faute.

Malgré toutes les souffrances endurées durant leur séparation, il fut infiniment heureux de retrouver la femme qu’il aimait. La Dame de la Fontaine ne resta pas longtemps fâchée, car elle aimait toujours Yvain. Ils vécurent heureux à jamais.

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Articles connexes

Yvain (Owain), Dame de la Fontaine (Laudine), Lunete (Luned).

Créé :12 avril 2000

Modifié :7 juin 2024