Histoire de l'Algérie : de la Numidie à la porte de la Méditerranée
L’histoire de l’Algérie remonte à l’époque de la Numidie, ou l’armée qui montait des chevaux. On se souvient qu’ils étaient appelés la cavalerie, puis devinrent plus tard célèbres sous le nom de Berbères.
L’Algérie est le plus grand pays d’Afrique en superficie terrestre totale et est principalement habitée par des populations de confession musulmane.
Elle est située au nord de l’Afrique et s’étend jusqu’au cœur du Sahara, que les scientifiques qualifient de région interdite car c’est là que l’on enregistre les températures les plus chaudes au monde.
Sa capitale est Alger, où l’on peut admirer les paysages spectaculaires de la Méditerranée.
L’histoire de l’Algérie
Le nom Algérie dérive de l’arabe al-Jazāʾir (الجزائر, « Les Îles »). L’histoire algérienne remonte à la période néolithique, comme en témoignent les outils en pierre ainsi que les traces animales et agricoles découverts dans le Maghreb saharien entre environ 6000 et 2000 av. J.-C. Le Maghreb est associé à la plaine côtière fertile d’Afrique du Nord.
On peut considérer la partie nord de l’Afrique ancienne comme la région de transit pour les voyageurs se rendant en Europe et descendant vers le Moyen-Orient à cette époque.
Ce pays fabuleux d’Afrique du Nord se compose d’un littoral méditerranéen et du désert brûlant du Sahara. On a le choix entre explorer la mer ou le sable.
Selon les sources historiques, le peuple algérien a été influencé par plusieurs empires puissants. Tous ces empires ont laissé un riche héritage à ce qui constitue aujourd’hui l’Algérie. Parmi ces empires figurent les anciens Numides, les Phéniciens, les Carthaginois, les Romains, les Vandales, les Byzantins et bien d’autres encore. Vous pouvez poursuivre la lecture et découvrir leur culture à chaque époque.
Quand l’Algérie a-t-elle été fondée ?
L’Algérie fut d’abord conquise par les Français il y a près de 200 ans. Elle obtint son indépendance en 1962 au terme d’une longue lutte contre la France, marquée par le recours à des tactiques terroristes et à la torture des deux côtés. L’histoire algérienne révèle une longue trace de civilisation, incluant des traditions issues de ses racines africaines et l’héritage des diverses cultures qui ont foulé son territoire.
On peut admirer la ténacité des habitants d’ici et leur résilience en période d’asservissement. On ne saurait sous-estimer la passion des Algériens et la fierté qu’ils continuent de tirer de leur patrimoine.
L’Algérie préhistorique
Cette période met en lumière les premiers habitants du Maghreb, qui ont manifesté une civilisation distincte fondée dans la partie septentrionale de l’Afrique. Les vestiges découverts ont été datés d’aussi loin que 200 000 av. J.-C. environ. La région étant bordée par le désert du Sahara, leurs ancêtres élevaient des animaux qui vivaient à leurs côtés dans leurs demeures et cultivaient une végétation remarquable en dépit du caractère rudimentaire de la région.
Les anthropologues ont révélé leurs découvertes sur l’Algérie, et les résultats sont extraordinaires : il existait une civilisation substantielle durant la préhistoire. Un indice probant est la découverte de peintures rupestres de l’époque classique dans la région où vivaient les Berbères.
Ils ne possédaient pas de système d’écriture, mais ils exprimaient leurs pensées par des peintures sur les parois des grottes. On devine ainsi comment l’alphabétisation a émergé durant l’Antiquité. Cette découverte prouve qu’à un moment donné, la capacité unique de l’être humain à survivre et à innover dans toutes les circonstances s’est manifestée avec éclat.
La période classique
Cette époque historique fut marquée par les marchands phéniciens qui apparurent sur le littoral nord-africain vers 900 av. J.-C. Ce peuple pacifique avait fondé Carthage, correspondant à l’actuelle Tunisie. Comment transportaient-ils leurs marchandises ?
On peut se demander comment ils y étaient parvenus. Fait remarquable, ces peuples avaient leurs propres moyens, quelle que fût la rudesse de leur époque. Bien que leur présence chronologique fût brève, leur contribution est inestimable.
Par exemple, la civilisation berbère pratiquait déjà l’agriculture et le commerce avant même l’invention des outils modernes. Elle disposait d’un système agricole progressiste. En dépit de l’utilisation de matériaux primitifs, les agriculteurs berbères veillaient à tirer parti de la terre.
À la longue, les liens commerciaux entre Carthage et les Berbères s’intensifièrent, mais ils entraînèrent l’asservissement d’une partie des Berbères. Les Carthaginois refusèrent de se soumettre à quiconque les réduirait en esclavage, et la ville fut détruite en 146 av. J.-C. Cela conduisit à l’émancipation du royaume berbère, qui fut annexé à l’Empire romain en 24 apr. J.-C.
Il convient de noter la prospérité de la région à cette époque. Le royaume devint renommé pour son agriculture et fut ainsi surnommé le « grenier de l’empire », mais la cupidité surgit lorsque des envahisseurs étrangers réduisirent les Berbères en esclavage. On imagine la douleur de ces populations autochtones traitées en esclaves sur leur propre terre.
Par la suite, l’arrivée du christianisme débuta au IIe siècle, entraînant la conversion de certains individus, y compris de tribus berbères. Il peut surprendre d’apprendre que le christianisme était déjà présent dans cette région dès le IIe siècle.
Cependant, la naissance du christianisme en Algérie n’a rien de surprenant, car ses fidèles étaient enthousiastes à l’idée de partager les doctrines chrétiennes. Étonnamment, on observe que diverses croyances religieuses commencèrent à apparaître à cette époque, et les populations continuaient de croire et de se convertir. Il semblait inné pour l’être humain d’embrasser une puissance supérieure, même invisible.
La période ottomane
Alger devint le centre de l’autorité ottomane au Maghreb à partir de 1516 apr. J.-C., et pendant 300 ans, l’Algérie fut un État vassal de la période ottomane. Avec l’institution d’une administration ottomane régulière, des gouverneurs portant le titre de pacha exercèrent le pouvoir. Le turc devint la langue officielle.
Bien qu’Alger fasse encore partie de l’Empire ottoman, le gouvernement ottoman n’exerçait plus d’influence effective sur place. L’Algérie et les régions environnantes, collectivement connues sous le nom d’États barbaresques, se livraient à la piraterie en mer Méditerranée et à la réduction en esclavage des chrétiens. Cela les entraîna dans un conflit avec les États-Unis d’Amérique.
La foi islamique en Algérie
L’expansion de la foi islamique résulta des premières expéditions militaires arabes au Maghreb entre 642 et 669. En l’an 711, les Omeyyades, une dynastie musulmane originaire de Damas régnant en maître de 661 à 750, conquirent la partie nord de l’Afrique avec l’appui de convertis berbères à l’islam.
En 750, les Abbassides succédèrent aux Omeyyades en tant que souverains musulmans et transférèrent le califat à Bagdad. Ce fut une décision stratégique visant à renforcer la direction des Abbassides.
Sous la jeune direction des Abbassides, l’imamat rostémide (761–909) gouverna la majeure partie du Maghreb central depuis Tahirt, au sud-ouest d’Alger. Les imams restaurèrent leur réputation d’honnêteté, de piété et de justice. La cour de Tahirt était reconnue pour son soutien à l’érudition.
On peut également relever certaines lacunes, comme l’incapacité des imams rostémides à constituer une armée permanente fiable, ce qui ouvrit la voie à la chute de Tahirt sous l’assaut de la dynastie fatimide.
Leurs objectifs étant principalement tournés vers l’Égypte et les terres musulmanes, les Fatimides décidèrent de confier le gouvernement de la majeure partie de l’Algérie aux Zirides (972–1148), une dynastie berbère qui concentra pour la première fois son pouvoir local en Algérie. Cette période fut marquée par des conflits permanents, un chaos politique et un déclin économique.
Suite à une vaste incursion de Bédouins arabes, ces nomades du désert venus d’Égypte à partir de la première moitié du XIe siècle, l’usage de l’arabe se répandit dans les campagnes, et les Berbères sédentaires furent progressivement influencés par la langue arabe.
Le groupe almoravide se développa au XIe siècle parmi les Berbères Sanhadja du Sahara occidental. L’objectif initial du groupe était religieux. Ils voulaient imposer une discipline morale et une adoration pieuse de la foi islamique.
Par la suite, le mouvement almoravide s’engagea dans la conquête militaire après 1054. Pour prouver leur puissance, les Almoravides conquirent le Maroc, le Maghreb, Alger et l’Espagne jusqu’à l’Èbre.
Un autre groupe religieux fit son apparition, appelé les Almohades, qui puisèrent leur inspiration dans la réforme islamique. Ils prirent le contrôle du Maroc, d’Alger et du Maghreb central. L’apogée de la puissance almohade se situe entre 1163 et 1199. Ces groupes ne durèrent guère, car les guerres continues en Espagne épuisèrent les Almohades, et au Maghreb, leur position fut compromise par des luttes de factions et des conflits tribaux.
Par ailleurs, les Zayyanides établirent une dynastie dans l’Algérie coloniale, au Maghreb central. Ils y demeurèrent plus de 300 ans, jusqu’à ce que le régime ottoman soumette la région au XVIe siècle.
Il était largement connu que les Zayyanides maintenaient une solide emprise sur le Maghreb central. De nombreuses villes côtières fondèrent leur propre leadership autonome en tant que républiques municipales administrées par des oligarchies marchandes ou des chefs tribaux de la campagne environnante.
La décolonisation
Une époque arriva où les nations puissantes de cette è commencèrent à éprouver des difficultés à conserver leurs colonies. Elles ne pouvaient qu’abandonner leurs droits sur certains territoires. La France fit face à un dilemme similaire en Afrique du Nord. Elle avait accordé la liberté au Maroc et à la Tunisie, tous deux indépendants en 1956, mais l’Algérie demeurait juridiquement partie intégrante de la République française.
La guerre d’Algérie provoqua la chute du gouvernement français et l’accession au pouvoir de Charles de Gaulle, en retraite depuis 1951. Ce fut une décision difficile prise par la France et d’autres puissances telles que l’Espagne, le Portugal et la Grande-Bretagne pour renoncer au contrôle de leurs colonies.
L’un des effets de la période post-coloniale fut l’afflux d’émigrants européens provenant de leurs colonies. La plupart étaient des fonctionnaires et des hommes d’affaires contraints de se relocaliser en raison de la fin de leur séjour en terre étrangère. En Grande-Bretagne, par exemple, les premiers groupes d’immigrants des territoires lointains des Antilles furent accueillis chaleureusement. Malheureusement, d’autres furent confrontés à la discrimination raciale.
En y regardant en arrière, l’Algérie s’est révélée être un pays difficile à gouverner. Géographiquement séduisante, elle est cependant coupée par la chaîne de l’Atlas saharien, qui entrave la circulation des communications du nord au sud.
La domination française
La colonisation française débuta en 1830. Afin de bénéficier aux colons français et à la quasi-totalité des habitants des zones urbaines, le nord de l’Algérie fut progressivement organisé en départements d’outre-mer, dotés de représentants à l’Assemblée nationale française. La France contrôlait l’ensemble du pays, mais la population musulmane traditionnelle des zones rurales demeurait séparée de l’infrastructure économique moderne de la communauté européenne.
Suite à ce que les Français qualifièrent d’insulte au consul de France à Alger par le Dey en 1827, la France bloqua Alger pendant trois ans. En 1830, la France occupa avec succès les zones côtières de l’Algérie. Hussein s’exila.
Durant la période de colonisation de l’Algérie, la France dévora la culture locale en détruisant des palaces centenaires et des édifices majeurs. Le saviez-vous ? On estime qu’environ la moitié d’Alger, une ville fondée au Xe siècle, fut détruite. On peut affirmer que ce fut l’un des pires effets de la colonisation en Algérie.
Alger, Oran et Constantine furent choisies comme unités administratives locales françaises gérées par un gouvernement civil. Tout au long de la colonisation, les Français continuèrent de bloquer ou de retarder toutes les propositions de réformes. Pendant trois ans, l’aggravation des problèmes sociaux, politiques et économiques en Algérie mina le moral de la population, ce qui conduisit à des manifestations politiques. À cette époque, le gouvernement resta sourd aux revendications du peuple.
Plus absurde encore : les musulmans d’Algérie apportèrent leur soutien à la France au début de la Seconde Guerre mondiale. Ils eurent l’audace de soutenir des envahisseurs étrangers au lieu de soutenir leurs propres compatriotes.
Par la suite, d’autres changements politiques intervinrent. Le dirigeant musulman Ferhat Abbas proposa au gouvernement français la base d’une constitution algérienne garantissant une participation politique efficace et l’égalité pour les musulmans. Il mena une campagne pour la défense des droits des Algériens, qui recueillit un soutien croissant par la suite.
L’Algérie contemporaine
La République démocratique populaire d’Algérie fut officiellement proclamée le 25 septembre 1962. Le Premier ministre Ahmed Ben Bella forma un gouvernement unissant la direction de l’armée, du parti et de l’État. Malheureusement, son rêve d’instaurer un gouvernement autoritaire ne fut pas du goût de son peuple.
Ses plans ambitieux provoquèrent au contraire davantage de bouleversements dans le pays. Ils étaient conçus pour le bien de la population et méritaient un soutien massif, mais le peuple devait faire ses propres choix.
Quand la population est mécontente, on devine ce qui peut se produire. La guerre de libération avait dévasté l’économie et la société algériennes. Les professionnels ne voyaient que peu d’espoir dans le nouveau gouvernement, ce qui provoqua leur exode. C’était en quelque sorte une opportunité pour l’Algérie de se libérer, mais la voix du peuple fut forte et détermina son destin.
Le nombre de sans-abri augmenta tandis que 70 % de la population active était au chômage. Bella décréta que toutes les propriétés agricoles, industrielles et commerciales auparavant détenues et exploitées par les Européens étaient confisquées par l’État. Ce fut un changement radical dans l’Algérie moderne, mais aussi une époque où le pays dut apprendre à ses dépens.
Une nouvelle constitution fut rédigée et approuvée par référendum national en septembre 1963, et Ben Bella fut confirmé comme l’unique choix pour diriger le pays pour un mandat de cinq ans. En vertu de la nouvelle constitution, Ben Bella, en tant que président, forma son gouvernement sans avoir besoin d’approbation législative et fut seul responsable de la définition et de l’orientation de ses politiques.
Ce n’est certainement pas le genre de gouvernement que l’on souhaiterait. Il dirigeait le peuple par son pouvoir politique, et tout était entre ses mains. La population était insatisfaite du gouvernement à cette époque.
Le dirigeant de l’opposition Hocine Aït Ahmed quitta l’Assemblée nationale en 1963 pour protester contre les tendances de plus en plus dictatoriales du régime. Les tensions s’accrurent au sein de l’administration, aboutissant au renversement de Ben Bella lors d’un coup d’État militaire sans effusion de sang le 19 juin 1965. L’Algérie était alors au bord de l’effondrement, mais elle se releva, grâce au soutien des civils pour reconquérir l’indépendance algérienne.
Cependant, dans ce contexte, les efforts de réforme échouèrent à mettre fin au chômage élevé et aux autres difficultés économiques, alimentant l’activisme islamiste, les émeutes et l’agitation. On perçoit l’espoir des populations locales de transformer le pays en mieux, mais les défis étaient nombreux.
D’un autre côté, l’Algérie se positionne comme un centre économique, commercial et financier inestimable dans la région. Elle s’enorgueillit d’être une économie forte en Afrique du Nord, avec une capitale de 60 millions d’euros.
Conclusion
L’Algérie est un pays prometteur doté d’une histoire riche et diversifiée, qui s’accorde avec sa superficie considérable et son statut de plus grand pays d’Afrique.
Vous avez maintenant appris que la partie nord de l’Afrique constituait la région de transit pour les voyageurs se rendant en Europe et descendant vers le Moyen-Orient dans l’Antiquité.
Inutile de le rappeler, l’Algérie est un creuset de cultures merveilleuses qui ont façonné les traditions et les coutumes du pays. La foi islamique exerce une influence profonde sur le pays, où le peuple a tiré de son histoire douloureuse la persévérance et la résilience.



