Hespérides
Les Hespérides étaient des nymphes qui veillaient sur le verger d’arbres portant des pommes d’or dans le jardin des Hespérides. Leur nom signifie « Filles de l’Étoile du Soir ».
Les sources divergent quant au nombre de ces nymphes. Certaines en mentionnent trois ou quatre, mais la plupart en comptent sept. Leurs noms sont donnés comme suit : Églé (Aiglè), Aréthuse (Aréthousa), Érythie, Hespéré (Hespéra), Hespérie, Hespérousa et Hestia. Dans la Bibliothèque, Apollodore ne nomme que quatre nymphes : Aiglè, Érythie, Hespérie et Aréthuse.
Leur parenté faisait également l’objet de débats. On les disait filles d’Érèbe et de Nyx, de Phorcys et de Céto, ou encore de Zeus et de Thémis. La version la plus vraisemblable et la plus répandue fait d’Atlas et d’Hespéris leurs parents.
Le verger se trouvait près du mont Atlas ou aux abords du lac Tritonis. Non loin du jardin se trouvait l’endroit où, selon la légende, Atlas soutenait la voûte céleste sur ses épaules. Ce verger était le cadeau de noces que Gaïa offrit à sa petite-fille Héra. Le verger était donc sacré pour Héra. Un dragon nommé Ladon en assurait la protection.
On raconte que le héros Persée traversa le jardin des Hespérides et rencontra peut-être Atlas. Pris de pitié pour le Titan, Persée pétrifia Atlas à l’aide de la tête de Méduse. Atlas devint la grande chaîne montagneuse du Maroc actuel.
Héraclès, descendant de Persée, vint également au jardin pour cueillir quelques-unes des pommes d’or, dans le cadre du travail qu’il devait accomplir pour Eurysthée. Selon cette version, Héraclès dupa Atlas afin que celui-ci rapporte les pommes à sa place. Avant de quitter les lieux, il donna un coup de pied dans un rocher voisin, provoquant jaillissement d’eau douce d’un sol aride. Les Hespérides qualifièrent Héraclès de brut colérique.
Cet événement se révéla providentiel, car les Argonautes arrivèrent quelques jours plus tard. Échoués dans le désert avec leur navire, ils seraient morts de soif sans cette source. Prises de pitié pour les Argonautes, les Hespérides les menèrent à la source nouvelle qu’Héraclès avait fait naître par sa mauvaise humeur et son formidable coup de pied.
