Sneferu : Le pharaon glorieux qui guida l'Ancien Empire
Sneferu, ou Snofru, fut le premier roi de l’Égypte antique au cours de la IVe dynastie (2475–2465 av. J.-C.). Réputé pour ses innovations et son développement en Égypte antique, le règne de Sneferu fit véritablement prospérer le pays. Ses projets d’expansion ouvrirent la voie vers l’apogée de l’Ancien Empire (2575–2130 av. J.-C.).
Pour découvrir comment il contribua à l’évolution de l’Égypte antique, poursuivez votre lecture et émerveillez-vous de son histoire personnelle et de ses hauts faits, qui le rendirent extraordinaire même parmi les rois.
Qui était Sneferu ?
Les sources historiques indiquent que Sneferu — le premier roi de la IVe dynastie de l’Égypte antique (2475–2465 av. J.-C.) — grandit au sein d’une famille pieuse près d’Hermopolis. Son accession au trône résulta de son mariage avec une princesse royale, fille de son prédécesseur.
Le roi Sneferu régna durant l’Ancien Empire (v. 2686–2181 av. J.-C.) et fonda la IVe dynastie. La tradition égyptienne ultérieure, en particulier au Moyen Empire,** considéra son règne comme un âge d’or en Égypte.** Il fut un souverain charismatique et bienveillant. Plusieurs lieux furent nommés en son honneur pour célébrer sa bonté et son leadership irréprochable. Sneferu, le roi bien-aimé, fut également immortalisé dans plusieurs récits et contes populaires.
Il convient de souligner ce qui le distingue des autres rois : il ne dispose pas de nombreux documents pour attester son nom,** mais son héritage reste incontesté.** En tant que pharaon, il laissa une empreinte indélébile dans la vie des premiers Égyptiens grâce à ses réformes nationales et ses plans ambitieux.
En matière d’expansion territoriale, Sneferu lança une vaste campagne militaire contre la Nubie. Il faut savoir que c’est ainsi qu’il accumula ses richesses. Ces conquêtes furent suivies de raids victorieux en Libye et au Sinaï, où Sneferu célébra véritablement ses exploits. Outre les richesses inestimables acquises lors de ses offensives contre d’autres cités, il gagna d’immenses territoires pour ses vizirs.
Sneferu : le constructeur de pyramides
Le nom hellénisé de Sneferu était « Soris », selon Manéthon, un historien grec. Il apporta des changements remarquables à la IVe dynastie, ce qui satisfaisit le peuple sous son règne. Il eut pour successeur son fils Khéops, un autre souverain redoutable de l’Égypte antique.
En particulier, le point culminant de son règne fut la construction de pyramides bénéficiant de toutes les avancées techniques de l’époque. Il supervisa la construction de trois des plus grandes pyramides de tous les temps, plus imposantes que les monuments et pyramides ordinaires réservés à la famille royale. Il initia également la transformation des pyramides édifiées sous la IIIe dynastie. Les pyramides à degrés furent redessinées en pyramides à faces lisses, caractéristiques de la IVe dynastie.
Il fit inscrire sur les parois de sa pyramide les hauts faits de la famille royale et des officiels nommés aux plus hauts rangs du gouvernement. Par exemple, il érigea la fonction de vizir en un pilier essentiel de l’administration. Il choisit des princes intelligents comme vizirs, agissant au nom du pharaon.
Sneferu transmit à son fils Khéops sa passion pour la construction des pyramides. Ce dernier fut reconnu comme un grand bâtisseur, comme en témoignent les prodigieuses pyramides de Gizeh. Il convient de rappeler qu’elles figurent parmi les sept merveilles du monde antique. Les six autres merveilles ont été détruites, et seules les pyramides subsistent encore aujourd’hui.
Les pyramides de Sneferu
Comme indiqué précédemment, durant son règne, Sneferu parvint à concevoir et ériger trois pyramides, des structures colossales abritant les chambres funéraires des membres les plus éminents de la famille royale. Elles constituent des exemples de la prouesse architecturale égyptienne encore intacts à ce jour. Il édifia ses pyramides les plus célèbres à Dahchour.** Il s’agit de la nécropole des personnalités royales,** stratégiquement située dans le désert, sur la rive occidentale du fleuve Nil.
La pyramide de Meidoum La première d’entre elles fut Meidoum, une structure colossale fièrement dressée dans le désert, surplombant le Nil. Initiée à l’origine par Houni et achevée par Sneferu, on pensait qu’elle possédait des faces parfaitement lisses, mais elle s’effondra partiellement par le passé.
Certains critiques estimèrent qu’elle présentait un aspect inhabituel après cet effondrement, au point qu’elle reçut le surnom de « fausse pyramide ». Malgré ses imperfections, cette pyramide singulière de Sneferu ne manque pas d’attirer les passionnés d’ingénierie en raison de sa durabilité, de sa précision constructive et de ses dimensions imposantes.
La pyramide de Meidoum constitua une avancée technologique audacieuse pour l’époque. Elle illustra le progrès de l’ingénierie et de l’architecture égyptiennes, surpassant les autres civilisations. Elle est l’archétype de la véritable pyramide, par opposition à la classique pyramide à degrés du début de sa construction. À l’origine, elle comportait sept gradins, puis fut modifiée pour ressembler aux pyramides de Saqqarah.
Les bâtisseurs s’efforcèrent d’ajouter un nouveau gradin ainsi qu’un revêtement en calcaire afin d’obtenir un fini aux angles parfaits, digne d’une véritable pyramide. Meidoum fut conçue avec un couloir descendant orienté au nord. Sa particularité réside dans le fait que, bien qu’elle possède deux chambres souterraines et une chambre funéraire, les chambres sacrées furent exceptionnellement aménagées à l’intérieur même du corps de la pyramide et non sous l’édifice gigantesque.
La pyramide rhomboïdale
La pyramide rhomboïdale présente des caractéristiques distinctives, dites rhomboïdales ou tronquées, en raison d’un changement dans son inclinaison. Les architectes ont constaté que son angle d’inclinaison passa de 55° à 43° dans les assises supérieures. Il convient de savoir qu’il s’agit d’un autre dispositif architectural prometteur appliqué à la pyramide rhomboïdale.
Semblable à la pyramide de Meidoum, la pyramide rhomboïdale fut modifiée au cours de sa construction afin de stabiliser la structure. Elle devait à l’origine être édifiée selon un certain plan, mais fut modifiée en raison de couches de sol instables.
Afin de stabiliser la pyramide rhomboïdale du roi Sneferu, les couches supérieures furent posées horizontalement, déviant ainsi du plan initial. Les architectes apportèrent également des modifications progressives à l’intérieur, notamment l’ajout de deux entrées : l’une au nord et l’autre à l’ouest. Les chambres souterraines étaient nettement plus vastes que d’ordinaire et richement décorées de murs et de plafonds à encorbellement, dotés de herses diagonales méticuleusement disposées.
La construction de pyramides était à la mode à cette époque, et les bâtisseurs testaient apparemment le volume considérable des matériaux préparés. Comment ériger un monument de 50 millions de pieds cubes ?
La pyramide rouge
Une autre pyramide fut construite comme structure satellite à proximité de la pyramide rhomboïdale de Sneferu, visant également à rompre avec la longue tradition du couloir descendant vers le nord : la pyramide rouge. Cette nouvelle pyramide satellite fut édifiée avec un couloir orienté vers l’ouest, en direction ascendante.
Si toutes les pyramides constituent des éléments essentiels de la culture et de l’histoire d’Égypte, la pyramide rouge fut en particulier le lieu précis où reposèrent le sarcophage et les restes de Sneferu. On pense que sa momie repose dans une chambre cachée qui n’a pas encore été découverte. Malgré cela, les historiens affirment qu’il s’agit du tombeau de Sneferu et du véritable symbole de son héritage.
Il faut savoir que la pyramide rouge fut la dernière construction érigée sous le nom de Sneferu, et la plus avancée et complexe des trois pyramides. En fait, elle ne possédait pas de couloir ascendant. Les archéologues soutiennent qu’elle recèle des chambres secrètes encore à révéler.
Qu’il suffise de dire que les pyramides de Sneferu ont inspiré tous les ingénieurs du monde entier dans la construction de structures précises et résistantes. Ces pyramides sont les symboles parfaits de la gloire de l’Égypte qui fut révélée. À ce jour, les pyramides de Khéops et de Sneferu demeurent les plus authentiques rivales en matière de précision et de maîtrise architecturale.
Les origines familiales de Sneferu
Plusieurs questions ont été soulevées concernant les origines familiales de Sneferu, car il n’est pas établi avec certitude qu’Houni, son prédécesseur, était son père. Les historiens s’accordent à dire que sa mère était Méresankh Ier, mais l’épouse d’Houni était la reine Hétepherès Ier.
On pourrait s’interroger sur la manière dont il intégra la famille royale, mais la vérité est que les conditions de sa succession à Houni demeurent un mystère à ce jour. On pourrait facilement conclure que Sneferu était véritablement destiné à régner sur l’Égypte et à établir une dynastie puissante que des milliers de générations se souviendraient.
La famille élargie de Sneferu
Sneferu n’était pas seulement célèbre pour ses pyramides ; il était également connu pour sa nombreuse progéniture. Sneferu épousa Hétepherès Ier, de qui il eut huit fils nommés Khéops, Ankhhaf, Kanéfer, Nefermaât Ier, Netjeraperef, Rahotep, Ranéfer et Lynefer Ier. Ses cinq filles complétaient la famille : Hétepherès A, Nefertkaou Ier, Nefertnesou, Mérititès Ier et Henoutsen.
Il les forma non seulement à vivre en membres de la famille royale, mais aussi à diriger. Pour assurer sa succession, il désigna Khéops comme prochain roi. Sous son règne, il nomma Nefermaât Ier et Kanéfer comme vizirs. Même après l’avènement de Khéops, Kanéfer continua d’exercer comme vizir, tandis que Nefermaât Ier choisit de devenir prêtre et de servir la déesse Bastet dans son temple.
Un autre vizir de sa famille qui servit le royaume fut Ankhhaf, qui agit comme vizir de son neveu Khâfrê. Rahotep, quant à lui, avait choisi la fonction de grand prêtre pour servir le dieu solaire, Rê, dans son prestigieux temple d’Héliopolis.
On pourrait se demander comment Sneferu acquit une telle renommée. Les historiens s’accordent à dire que ses exploits guerriers et ses développements dans le pays lui valurent le respect. Il construisit des temples pour honorer ses dieux, ainsi que pour son âme dans l’au-delà. Les gens de toutes conditions furent stupéfaits de contempler l’ampleur de ses pyramides, qui servirent de temple funéraire.
Les relations diplomatiques de Sneferu
Le peuple vénérait le pharaon Sneferu comme le plus grand souverain d’Égypte. Il fut acclamé pour son dévouement au bon gouvernement, sa prise de décision efficace et sa planification progressive. Il sut nouer des liens solides avec son peuple. Dans ce contexte, on se souvint de lui pour ses réalisations et son dévouement exceptionnel envers ses sujets.
Outre ses réalisations en ingénierie, il fut également apprécié pour ses formidables stratégies militaires. Il faut savoir qu’il fut un chef vaillant qui mena son armée avec puissance, ce qui lui permit de vaincre les nations voisines. Ses exploits militaires faisaient l’objet de conversations et inspiraient la crainte chez les autres peuples, car il emprisonnait ses captifs et les utilisait comme esclaves pour construire ses pyramides.
Par ailleurs, il convient de rappeler sa capacité à construire des navires en utilisant du bois de cèdre importé du Liban. Il fut honoré pour la construction de la première embarcation fabriquée en Égypte. Il baptisa ce navire inaugural « Louange des Deux Terres ».
L’héritage de Sneferu
Sans aucun doute, Sneferu est surtout célèbre pour ses innovations en ingénierie. Il accéda au pouvoir alors que l’Égypte avait besoin d’un modèle à suivre, et il ne déçut pas son peuple. Il intensifia la construction de nombreuses structures pour asseoir son autorité.
Son héritage repose sur les pyramides et temples colossaux qu’il fit ériger durant son règne. Son originalité et ses innovations répondaient aux besoins de l’époque en Égypte, car ces temples et pyramides symbolisaient fièrement la puissance du roi.
Grâce à son ingéniosité, non seulement il édifia des pyramides et des temples, mais il parvint également à construire un navire tout à fait particulier. Ce vaisseau mesurait plus de 50 mètres de long et était fait de bois de cèdre. Il faut comprendre pourquoi cela constitua un exploit considérable.
L’Égypte se situe au milieu d’un désert, de sorte que la construction d’un ouvrage en bois à cette époque représentait un triomphe significatif. On ne pouvait s’attendre à ce qu’une nation sans arbres érige un navire massif en bois. C’est ainsi que les échanges avec le Liban ouvrirent la voie au commerce international du bois.
Nommé « Louange des Deux Terres », le navire reflétait les ambitions politiques de Sneferu, car il souhaitait unifier la Haute-Égypte et la Basse-Égypte. Ainsi, ce nom fut forgé pour symboliser ses ambitions.
Conclusion
Sneferu guida l’Égypte vers une ère plus prometteuse de progrès économique et militaire. Par son leadership, il parvint à renforcer le gouvernement ainsi que les conditions de vie de son peuple. Bien que son accession au trône reste floue, son règne s’avéra l’une des périodes les plus marquantes de l’histoire d’Égypte.
Au cours de ses 24 années de règne, il resta dans les mémoires comme un souverain généreux et bienveillant, tout en étant un adversaire redoutable grâce à ses exceptionnelles compétences militaires. Ses propres enfants servirent le royaume et suivirent ses traces. Par exemple, son fils Khéops s’imposa comme l’un des plus grands souverains d’Égypte, célèbre pour ses pyramides prodigieuses.
Sneferu construisit trois pyramides célèbres durant son règne, qui demeurent populaires à ce jour. Qui pourrait nier la grandeur de la pyramide rhomboïdale, de la pyramide rouge et de la pyramide de Meidoum ? Elles symbolisèrent toutes la puissance, l’éminence et la splendeur de son règne. À la lumière de toutes ses réalisations, on peut comprendre l’évolution d’une Égypte centralisée que les autres nations ne pouvaient égaler.


