La Seconde Bataille d'El Alamein : Succès et Récits
Lors de la seconde bataille d’El Alamein, les forces alliées surclassèrent leurs ennemis. Ce triomphe fut rendu possible grâce à leur génie militaire et à une fortune qui sembla épouser le lieu même de l’affrontement.
La seconde bataille d’El Alamein fut la suite logique de l’affrontement interrompu entre la Huitième Armée britannique des forces alliées et l’Afrika Korps des forces de l’Axe.
Lisez la suite pour découvrir ce qui se passa du 23 octobre 1942 au 5 novembre 1942, alors que le monde était encore plongé dans le conflit majeur déclenché par la Seconde Guerre mondiale.
La bataille d’El Alamein
La bataille d’El Alamein désigne une série d’affrontements survenus dans la zone d’une modeste gare ferroviaire de la ville égyptienne. Ce lieu occupe une place importante sur toute carte militaire en raison de la portée historique considérable qu’il revêt.
L’enthousiasme des Alliés
De nombreux historiens et spécialistes de l’art militaire ont étudié les péripéties de la bataille d’El Alamein car, en dépit de son cadre modeste, les conséquences de son issue furent considérables. La capitulation des puissances de l’Axe permit de sécuriser la position des forces alliées sur le canal de Suez et en Orient.
Plus encore, la victoire d’El Alamein marqua le début des succès remportés par les Alliés. Elle les conduisit finalement à s’imposer comme la puissance dominante du monde en sortant vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.
Un effet déterminant
Les dirigeants du monde entier et les stratèges militaires qualifièrent le résultat de la bataille d’El Alamein de victoire décisive. Il est particulièrement saisissant de constater comment le succès obtenu lors de cette bataille d’envergure secondaire exerça un effet si profond sur le cours du monde.
Après une série de victoires consécutives dans leur campagne d’Afrique du Nord — notamment la reconquête de la Libye et de Gazala — les forces de l’Axe, dirigées par des troupes allemandes et italiennes, tournèrent leur poursuite acharnée vers la Huitième Armée britannique. L’armée britannique s’était enfoncée en Égypte pour soigner ses blessures et reconstituer ses forces après avoir essuyé plusieurs défaites dans le désert occidental.
La stratégie
N’ayant d’autre choix que d’affronter et de soumettre leurs redoutables adversaires, les forces alliées poursuivirent leur progression. Elles avancèrent vers l’est jusqu’à atteindre El Alamein.
Bien que la bataille eût commencé avec les Alliés en position défensive, grâce à des tactiques habiles et à une position stratégique, les forces parvinrent à renverser la situation. Elles infligèrent désormais aux forces de l’Axe de puissantes contre-attaques, une médecine de leur propre concoction.
Au fil de la bataille, les forces de l’Axe se retrouvèrent coincées entre la zone côtière d’El Alamein et les sables mouvants infranchissables de la dépression de Qattara ; les puissances de l’Axe devaient alors manœuvrer pour surpasser leurs ennemis.
Leur lutte contre les Alliés se fit de plus en plus ardue. Plus que jamais, l’objectif principal devint difficile à atteindre. Cet objectif consistait à s’emparer de la principale voie d’approvisionnement des Alliés, le canal de Suez, ainsi que des riches champs pétroliers du Moyen-Orient voisin.
Les suites de la première bataille
Au fil des jours, alors que la bataille s’intensifiait, les deux camps souffrirent d’un épuisement de leurs approvisionnements et de l’affaiblissement de leurs hommes. Après un échange d’attaques et de contre-attaques, la première bataille d’El Alamein s’interrompit. Elle s’acheva dans une impasse : aucun des deux camps ne l’emporta. Elle se termina le 27 juillet 1942, après près d’un mois de combats.
Cette impasse offrit aux deux forces l’occasion de se ressaisir et de rassembler les approvisionnements indispensables à l’inévitable prolongation de la bataille d’El Alamein. La guerre était loin d’être terminée. Comme prévu, après plusieurs semaines à reconstituer leurs réserves, les soldats se préparèrent à un nouvel affrontement.
Bataille d’El-Alamein
Le 23 octobre 1942, pour la seconde fois, la bataille d’El Alamein éclata. Elle débuta par un barrage aérien et terrestre de quatre heures mené par les forces alliées. Une fois la fumée dissipée, l’opération Lightfoot fut lancée.
Au cours de celle-ci, des combats rapprochés, d’homme à homme, furent menés par la Huitième Armée britannique, avec le 30e corps d’une division d’infanterie au nord et le 13e corps au sud.
L’usure — c’est-à-dire l’érosion progressive des effectifs ennemis — était l’objectif de cette opération. Cependant, les rangs ennemis ne s’amincirent pas si facilement. Car, contrairement à ce que son nom laissait entendre, l’opération ne fut pas menée à la légère : les troupes de l’Axe n’étaient pas seulement des adversaires redoutables, elles étaient également dotées de canons antichars et d’autres armes de guerre hautement sophistiquées.
La poursuite de la bataille
Tandis que les combats se poursuivaient, les puissances de l’Axe vacillaient, non seulement sous le poids de leurs lourdes pertes. Elles souffrirent également d’une crise de commandement lorsque leur chef, Rommel, quitta son poste pour être hospitalisé.
Les actions de Rommel
Rommel tomba malade alors qu’il commandait les troupes de l’Axe, bien qu’il ne s’absenta pas longtemps. Pour aggraver la catastrophe, son second, le général Georg von Stumme, mourut d’une crise cardiaque alors qu’il avait été laissé aux commandes des troupes. Cet événement, parmi d’autres, pourrait laisser penser que la chance n’était pas du côté des troupes de l’Axe dans cette bataille.
Au moment où Rommel reprit son poste, il était manifeste que les combats acharnés entre les deux forces opposées avaient infligé un coup terrible non seulement aux Alliés, mais aussi à ses propres troupes. Lors de ce que le général Montgomery appela l’opération Supercharge, les Alliés poussèrent les troupes de l’Axe à bout.
Rommel arriva et apprit que sa force traversait de graves pénuries de carburant. La mobilité de ses hommes en fut affectée, entraînant une baisse de moral parmi les troupes. Cela atteignit un point où elles ne pouvaient même plus sécuriser leur retraite — une situation fatale qu’aucun commandant ne voudrait connaître.
Face au dilemme du carburant, à des ennemis de plus en plus puissants et à des troupes dont le moral déclinait, Rommel demanda des renforts à Hitler. Il laissa entendre que sans aide, les forces de l’Axe seraient anéanties. Sa supplique reçut un ordre peu favorable : ils reçurent l’ordre de poursuivre le combat. Le lendemain, un nouvel ordre parvint.
Les derniers jours
Le 4 novembre 1942, les forces de l’Axe reçurent l’ordre de retirer et de replier les forces africaines. C’était un ordre dépourvu de toute utilité. Il arriva trop tard pour Rommel, car ses troupes avaient déjà pris une décision audacieuse. Elles avaient déjà entamé la retraite tant nécessaire, abandonnant la plupart de leurs chars et certaines divisions sur place.
Avec la retraite des ennemis, les forces alliées remportèrent la bataille d’El Alamein. Ce fut une conquête que Winston Churchill lui-même qualifia de victoire glorieuse et décisive, non seulement pour les forces alliées, mais également pour la Grande-Bretagne. Churchill s’était aussi acharné à donner des ordres à ses troupes pour qu’elles l’emportent, pour lui-même et pour la bataille qu’il menait.
Seconde bataille d’El Alamein
La seconde bataille d’El Alamein ne fut pas seulement une épreuve de force, mais aussi un combat d’intelligence et de sagesse. À la tête des forces de l’Axe se trouvait encore le renard du désert, le feld-maréchal allemand Erwin Rommel. Son surnom de renard du désert n’était pas à prendre à la légère, car il s’agissait bel et bien d’un adversaire redoutable dans le combat en milieu désertique.
La réputation du renard du désert fut mise à l’épreuve lorsque les Alliés choisirent El Alamein comme position lors de cette bataille. L’issue de cette bataille ne fut pas favorable au feld-maréchal Rommel. On peut dire que la fin de la bataille d’El Alamein marqua le début du déclin de sa brillante carrière militaire.
Le plan du général Monty
De leur côté, les forces alliées changèrent une fois encore le commandement. À la mi-août, le commandant en chef au Moyen-Orient, le général Claude Auchinleck, fut relevé de ses fonctions et muté en Inde. Le général Bernard Montgomery, également surnommé Monty, remplaça le général Auchinleck.
Au vu du commandement remarquable que Monty fit preuve lors de la bataille d’El-Alamein, il n’est pas étonnant qu’il soit devenu le général le plus recherché de la Seconde Guerre mondiale. Le général Montgomery fut littéralement propulsé sur le devant de la scène après la seconde bataille d’El Alamein.
Encore aujourd’hui, ses tactiques militaires sont étudiées par les soldats et les étudiants alike. De nombreux articles ont débattu de la véritable nature du général Monty en tant que soldat et commandant, car il passait pour quelqu’un qui ne suivait pas les ordres avec la docilité attendue.
Le déroulement de la bataille
Les renseignements militaires jouèrent un rôle déterminant dans le tournant des événements de cette bataille. Les récits révélèrent que l’un des facteurs ayant contribué à la victoire des Alliés fut les informations confidentielles interceptées dans l’une des communications majeures de l’Axe.
On raconte que lorsque le feld-maréchal demanda l’aide du chef suprême de l’Axe, Adolf Hitler, ses forces étant au bord de l’anéantissement total, ces informations sensibles tombèrent entre les mains de leurs ennemis. Naturellement, des mouvements et des stratégies logiques s’ensuivirent du côté des Alliés, et le reste, comme on dit, appartient à l’histoire.
Les suites du conflit
Les deux camps subirent de lourdes pertes humaines lors de la bataille d’El-Alamein. Les forces alliées comptèrent environ 14 000 pertes sur 195 000 hommes. Quant aux forces de l’Axe, elles subirent un nombre effarant de victimes : environ 55 000 hommes sur 116 000 furent tués, portés disparus ou faits prisonniers. Il convient d’ajouter à ces chiffres les machines de guerre, les avions et les chars qui furent également détruits ou perdus au cours de cette bataille.
L’issue
Les Alliés se réjouirent de l’issue de la bataille d’El Alamein. L’armée britannique et ses alliés remportèrent la victoire, contraignant Rommel et toutes les troupes de l’Axe à se replier jusqu’en Tunisie. Cette victoire apparemment secondaire créa un effet d’entraînement sur les conséquences d’autres engagements des forces alliées, qui finirent par leur apporter le triomphe tant espéré de la Seconde Guerre mondiale.
Il convient de noter que l’armée britannique engagea le plus grand nombre d’hommes lors de cette bataille, sans aucune participation américaine. Ainsi, l’issue de la bataille d’El-Alamein constitua un événement rédempteur pour les Britanniques, qui se trouvaient jusqu’alors constamment sous le commandement de leur allié américain en position de supériorité.
Avec ce tournant des événements, la guerre du désert occidental dans cette campagne d’Afrique du Nord prit fin, consacrant les forces alliées comme grandes victorieuses. Par ailleurs, ce résultat poussa le gouvernement français à se joindre à la campagne d’Afrique du Nord.
Conclusion
Le déroulement des événements lors de la bataille d’El Alamein en fait l’une des batailles les plus étudiées de la Seconde Guerre mondiale. On la retient notamment pour les raisons suivantes :
- Elle marqua le début de la fin de la brillante carrière du chef militaire de l’Axe, le feld-maréchal Erwin Rommel.
- En revanche, le général Monty tira profit de cette issue : il devint célèbre et l’un des commandants militaires les plus respectés.
- Outre l’armée britannique, des troupes de Nouvelle-Zélande et d’Australie figurent parmi celles qui combattirent vaillamment lors de cette bataille.
- Cette bataille conduisit à la reddition des troupes allemandes et de l’Afrika Korps en Afrique du Nord en mai 1943.
- Ce fut la seule bataille alliée sans participation directe des États-Unis.
Ces événements nous enseignent qu’il ne faut jamais se complaire dans une confiance excessive lors des batailles que nous menons, car cela peut offrir à nos ennemis la petite opportunité susceptible de retourner la situation en notre défaveur. Ce repli pourrait alors marquer le début de notre chute.


