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Darius le Grand : Le génie qui mena l'Empire perse vers son âge d'or

Darius le Grand, roi de Perse (522–486 av. J.-C.), fut salué comme un génie de l’administration au sein de l’un des plus grands royaumes de l’Antiquité : l’Empire perse.

Darius le Grand, roi de Perse

Lisez ce qui suit pour en savoir plus sur son hégémonie.

Qui était Darius le Grand ?

Darius le Grand fut l’un des plus grands souverains ayant dirigé le monde antique, et plus particulièrement l’Empire perse. Son règne s’inscrivait encore dans la dynastie achéménide. Cette dynastie est la lignée royale fondée par le roi Cambyse II au VIe siècle avant notre ère. De simple porte-lance à roi, Darius Ier gravit les échelons pour finalement conduire l’empire vers la grandeur.

Bref aperçu historique Le père de Darius Ier était Hystaspe, gouverneur de Bactriane sous le règne de Cyrus le Grand, lequel fut ensuite remplacé par le roi Cambyse II, son fils. En tant que fils de gouverneur, Darius Ier bénéficia des faveurs accordées à son père, lequel exerçait une sorte de royauté locale dans leur province.

Selon la légende, Cyrus le Grand fut effrayé par le jeune Darius, car ce garçon apparut dans son songe comme celui qui s’emparerait du trône et règnerait sur le royaume. Hystaspe fut donc renvoyé en Perse afin de surveiller de près les agissements de son fils. Par ailleurs, la mère de Darius Ier, Irdabama, femme aisée, appartenait à une famille de propriétaires terriens.

L’influence d’Hystaspe en tant que satrape, chef militaire et noble de la cour permit à Darius d’obtenir le poste de porte-lance lors de la plupart des campagnes du roi Cambyse II. Par sa loyauté et sa fidélité, il devint le lancier personnel du roi, une fonction de premier ordre. Par ailleurs, certains documents indiquent que Darius Ier lui-même affirmait être cousin du roi, une revendication qu’il considérait comme le rendant légitime pour accéder au trône.

Il épousa plusieurs épouses, mais la plus favorisée était Atossa, fille de Cyrus le Grand. Elle lui donna quatre fils : Xerxès, Achéménès, Masistès et Hyptaspe. Son influence conduisit à la désignation de son fils Xerxès comme successeur au trône.

À l’âge de 28 ans seulement, il devint roi ; beaucoup estimèrent que son accession au trône fut entachée de controverses. Cela ne l’empêcha toutefois pas de conduire le royaume vers la grandeur et l’hégémonie.

L’accession au trône Il n’existe aucun récit définitif de la manière dont l’empereur Darius Ier devint roi. Plusieurs versions ont été débattues par les érudits, mais la plus célèbre est celle rapportée par l’historien grec Hérodote.

Selon Hérodote, peu après la mort du roi Cambyse II sans héritier direct, les nobles, parmi lesquels Darius lui-même, organisèrent un concours pour désigner celui qui serait couronné roi. Le choix du vainqueur consistait simplement à déterminer à qui le cheau hennirait le premier au matin ; il deviendrait roi.

Darius Ier remporta le concours grâce à l’aide de son palefrenier. On raconte que le palefrenier de Darius frotta sa main sur les parties génitales d’une jument et la présenta à l’étalon pour qu’il la renifle ; stimulé, le cheval hennit naturellement, faisant de Darius le vainqueur de cette compétition en apparence triviale. Un éclair et un coup de tonnerre retentirent aussitôt après le hennissement, donnant l’impression que le résultat du concours était une décision favorable aux dieux.

Deuxième version Par ailleurs, dans les inscriptions du rocher de Behistun, Darius Ier relate que le roi Cambyse II tua secrètement son frère, Bardiya, un acte inconnu du peuple perse. Un jour, alors que le roi Cambyse II et Darius se trouvaient en campagne loin du royaume, le peuple devint agité et mécontent de la gouvernance royale.

En conséquence, les habitants se tournèrent vers un imposteur, Gaumata, qui se faisait passer pour le frère du roi, Bardiya, afin de devenir leur chef. Informé de ce funeste revirement, le roi Cambyse II et ses hommes regagnèrent aussitôt la capitale. Malheureusement, le roi tomba de son cheval et se blessa au passage, et la plaie s’infecta à un point tel qu’il en mourut.

Dès lors, livrés à eux-mêmes, les hommes du roi Cambyse II, conduits par Darius, tuèrent l’imposteur Gaumata. Au matin, Darius fut choisi et couronné roi. Cependant, il demeure incertain qui fut réellement mis à mort.

S’agissait-il vraiment d’un imposteur ou du véritable frère du roi ?

Troisième version Un récit similaire révèle que le roi Cambyse II perdit la raison, au point qu’il tua son propre frère Bardiya à son insu. Lorsque le roi mourut de causes naturelles, des usurpateurs tentèrent de s’emparer du trône. L’un de ces imposteurs qui réussit à s’établir comme souverain fut Gaumata.

Heureusement, un noble, Otanès, remarqua que ce prétendant n’était pas le frère du roi mais un imposteur. Après avoir sollicité l’aide de six autres nobles, ils assassinèrent Gaumata. En tant que loyal porte-lance du roi et meneur naturel, Darius Ier fut aisément désigné comme successeur de Cambyse II.

Comme il le déclare fièrement dans les inscriptions du rocher de Behistun, visibles par tous les voyageurs du royaume, Darius Ier affirma être l’héritier légitime du trône pour plusieurs raisons. Il déclara notamment avoir été choisi par le grand dieu Ahura Mazda en personne pour devenir roi. Une autre raison invoquée était que son grand-père appartenait à la même lignée que Cyrus le Grand, faisant de lui un cousin du roi Cambyse II et un successeur légitime au trône.

Néanmoins, de nombreux érudits estiment que l’accession de Darius Ier au trône demeure entachée de suspicion. Il aurait inventé toutes ces justifications pour servir ses ambitions personnelles. Quoi qu’il en soit, Darius le Grand accomplit des exploits extraordinaires en tant que souverain du vaste royaume perse.

Le règne En raison des intrigues qui portèrent l’empereur Darius au pouvoir, des troubles et des rébellions éclatèrent dans le royaume. De nombreuses factions surgirent, et différents satrapes ou gouverneurs ne reconnurent pas l’empereur Darius comme leur nouveau souverain. Malgré cela, ces oppositions ne dissipèrent pas la détermination du roi perse.

De nombreux ouvrages relatent comment Darius Ier et ses 10 000 loyalistes, comprenant soldats et nobles, réprimèrent ces soulèvements à travers le royaume. Les premières années du règne de Darius le Grand furent ainsi consacrées à la consolidation de son territoire et des régions avoisinantes.

Plusieurs années plus tard, une fois les révoltes toutes matées, le roi Darius Ier se concentra sur la gestion de son royaume, domaine dans lequel il s’avéra être un véritable génie. Darius le Grand fut salué par les chercheurs modernes comme l’un des rois dotés des plus remarquables compétences en matière de gouvernance, ainsi qu’en témoigne la prospérité de son royaume.

Les réalisations de son règne Tout d’abord, il organisa son royaume en 20 provinces appelées « satrapies ». Chaque satrapie était placée sous l’autorité d’un gouverneur appelé satrape, choisi par le grand roi lui-même, sans doute pour réduire les risques de révolte. Parmi les devoirs du satrape figuraient le prélèvement régulier d’un tribut à l’empereur, en or ou en argent, et l’envoi au roi d’un rapport sur l’état de chaque satrapie.

Ensuite, il transféra la capitale de Pasargades à Parsa, ou Persépolis, ainsi que le siège du gouvernement. Dans ce nouveau centre impérial, il fit ériger des édifices et des palais majestueux qui possédaient non seulement une valeur esthétique, mais aussi financière. Dans ces bâtiments, Darius le Grand entreposa de nombreux trésors et réserves de richesse de l’Empire perse, qui furent plus tard saisis par les envahisseurs venus de l’ouest, dont le plus célèbre fut Alexandre le Grand.

Outre les compétences administratives et les prouesses d’ingénierie dont fit preuve l’empereur Darius, une excellence économique se manifesta également durant son règne. Il autorisa l’utilisation de pièces de monnaie à valeur fiduciaire et standardisa les poids et mesures, ce qui contribua à améliorer les échanges commerciaux de marchandises et les transactions.

Les routes royales qu’il fit construire à l’intérieur et à travers le royaume, reliant les provinces entre elles, favorisèrent un transport plus rapide des marchandises et facilitèrent les déplacements, contribuant ainsi à stimuler l’économie.

Les poètes et les historiens s’accordent à dire que sous le règne de Darius le Grand, l’Empire perse atteignit l’apogée de sa gloire. C’est pourquoi cette période fut qualifiée d’âge d’or de l’Empire perse.

La religion Bien que des croyances polythéistes fussent pratiquées, la religion zoroastrienne s’était largement diffusée sous le règne de Darius Ier, non seulement en Perse mais aussi dans les territoires voisins de Mésopotamie, d’Égypte et de Babylone. La posture libérale de l’empereur Darius en matière de religion fut tout à fait admirable.

Malgré sa position au sommet de l’État, il n’obligea jamais ses sujets à vénérer un dieu ou des dieux en particulier ; au contraire, il fit preuve d’une grande tolérance à l’égard des croyances et pratiques religieuses de son peuple.

Dans la capitale perse, Persépolis, il n’y avait pas seulement des palais mais aussi des temples. Ceux-ci comprenaient des temples pour les dieux, tels qu’Ammon et Osiris, à la satisfaction de la population perse. Par ailleurs, une autre communauté qui bénéficia de cette clémence religieuse fut celle des Juifs. Ceux-ci furent laissés libres de se rassembler et d’accomplir leurs pratiques sacrées.

Le roi Darius Ier était un fervent dévot d’Ahura Mazda. Il souligna constamment le rôle divin que son dieu lui avait conféré dans chacune de ses épreuves, en particulier pour ce qui concernait son accession au trône et l’exercice du pouvoir royal. Les inscriptions de Behistun témoignent de sa foi en son dieu Ahura Mazda, le seigneur sage, son protecteur suprême.

Darius Ier et ses inscriptions

Outre les annonces royales, comment les rois informent-ils leurs sujets des hauts faits qu’ils ont accomplis ?

Le roi Darius Ier utilisa le rocher de Behistun.

Le rocher de Behistun renferme le bas-relief en grandeur nature de Darius Ier, gravé dans la falaise au pied du mont Behistun, dans l’actuel Iran. Mesurant jusqu’à 100 mètres, les gravures antiques contiennent les paroles du roi. Cette œuvre majestueuse était située de manière stratégique dans le royaume, de sorte que les passants ne pouvaient s’empêcher de lire et d’être émerveillés par le personnage décrit dans le texte.

Tombeau de Darius le Grand, roi de Perse

Le cunéiforme fut la méthode d’écriture utilisée pour les inscriptions, bien que l’ancien perse, l’élamite et l’akkadien fussent employés dans les gravures.

Il s’agissait sans doute de garantir que la majorité des lecteurs, d’où qu’ils vinssent, pussent lire et comprendre le message ainsi présenté.

Certaines notes analysaient la lignée royale de Darius Ier, la manière dont son ascension au trône bénéficia d’une providence divine, ainsi que sa propre histoire de vie.

Au travers des inscriptions du rocher de Behistun, les chercheurs ont pu entrevoir la personnalité de Darius Ier, le grand roi de Perse.

Les conquêtes Une invasion étrangère, lorsqu’elle réussit, constitue un moyen sûr d’assurer la prospérité d’un royaume. Outre l’acquisition de territoires supplémentaires, les ressources humaines, naturelles et minières représentent d’excellentes sources d’actifs économiques bénéficiant au royaume.

Outre la garantie de la prospérité économique de son territoire, le grand roi Darius Ier poursuivit la conquête de terres étrangères et l’expansion de l’empire. À l’est, son domaine s’étendit jusqu’à l’Inde et la vallée de l’Indus, et à l’ouest jusqu’en Égypte, puis jusqu’à l’extrême ouest de l’Europe, en Grèce précisément.

La Grèce était déjà en passe de devenir une nation prospère, si bien que Darius Ier concentra ses ambitions sur son annexion. Il conquit d’abord la Thrace, puis territoire après territoire, y compris les Cyclades et la Péonie.

Grecs et Perses L’Empire perse atteignit son apogée sous le règne de l’empereur Darius, et les autres nations le contemplaient avec admiration. Certaines étaient prêtes à se placer sous l’autorité de ce grand royaume. Il convient de mentionner qu’il existait également des Grecs favorables à la Perse.

En tant qu’État vassal, la Macédoine se soumit volontiers à la Perse. Darius Ier ouvrit la Perse aux artisans grecs qualifiés désireux de travailler dans son royaume, une initiative supplémentaire qui contribua à la prospérité du pays.

Cependant, certains territoires grecs ne soutenaient pas le gouvernement perse. Le roi Darius Ier tourna son regard implacable vers ces États qui avaient soutenu les révoltes antiperses en Ionie. Lorsqu’il s’agit de conquérir Athènes et Marathon, le roi Darius Ier se heurta à une résistance écrasante de la part d’un grand nombre de Grecs fidèles à leur cité.

Les guerriers grecs étaient réputés non seulement pour leurs prouesses physiques, mais aussi pour leur solidité morale, leur endurance et leur ténacité, supérieures à celles des guerriers perses. Grâce à une stratégie militaire novatrice, le roi Darius Ier subit une défaite cinglante lors de la célèbre bataille de Marathon.

Après cet échec militaire, il ne restait d’autre option que de revenir et de reconquérir ce qui aurait dû être sa victoire. Le roi Darius Ier planifia une riposte et la conquête de l’ensemble de la Grèce.

L’héritage de Darius le Grand On pourrait supposer que de grands dirigeants modernes se sont inspirés de certaines tactiques et stratégies employées par Darius le Grand au cours de son règne.

La décentralisation de l’administration au sein d’un territoire de responsabilité pourrait bien s’inspirer de l’organisation des satrapies ou provinces. La pratique consistant à ce que chaque province soit dotée d’un gouverneur chargé de superviser le développement et les progrès d’un territoire s’apparente fortement à ce qui se pratique dans de nombreux pays aujourd’hui, non seulement les monarchies mais aussi les démocraties.

Le gouverneur, désigné par le roi, ne se contentait pas de surveiller les progrès de chaque province ; il devenait surtout les yeux et les oreilles du souverain, décelant toute insurrection potentielle susceptible de menacer le trône.

Garantir que les responsables des échelons inférieurs relèvent du même parti au pouvoir est la tendance de la politique contemporaine. Bien qu’utile et bénéfique sous le règne du roi Darius Ier, cette pratique peut paraître discutable aujourd’hui.

La vision de Darius Il est aisé de dire que le roi avait une vision pour la Perse. L’un des legs les plus marquants du roi Darius Ier fut l’utilisation de pièces de monnaie — les dariques, frappées à l’effigie de l’empereur — afin de faciliter les échanges, le commerce et la collecte des impôts sans retard. L’usage des dariques devint populaire non seulement en Perse mais aussi dans les cités et royaumes voisins.

Les nations, grandes ou petites, continuent d’utiliser des pièces de différentes devises. Un système qui demeure très largement pratiqué à l’époque moderne.

De nombreux ouvrages révèlent qu’en plus des entreprises susmentionnées, le roi Darius Ier initia également la construction d’un passage comparable au canal de Suez, reliant le Nil à la mer Rouge. Cet acte remarquable facilita la navigation des hommes et des marchandises entre les terres, les fleuves et les mers.

Des systèmes d’irrigation et d’adduction d’eau furent également mis en place, contribuant à répondre rapidement aux besoins et au progrès de ses sujets. Dès son époque, Darius le Grand sut répondre aux nécessités fondamentales de sa population, un accomplissement souvent ignoré par les dirigeants du monde moderne.

Les accomplissements Le règne du roi Darius Ier occupe une place significative dans les annales de l’histoire mondiale. Sans lui et sans ses grandes réalisations, le monde aurait eu un visage bien différent. Outre son génie dans la gestion de son royaume, Darius le Grand accomplit beaucoup pour le développement de l’empire, non seulement par la conquête, mais surtout en pratiquant des principes de paix parmi son peuple et les terres qu’il avait conquises.

La vie dans le royaume fut facilitée par les constructions édifiées — routes, systèmes d’irrigation, palais et temples. Un essor économique fut également constaté puisque Darius Ier ordonna ingénieusement l’usage de pièces de monnaie, dont la valeur correspondait à celle des marchandises.

Par ailleurs, une uniformité fut instaurée parmi les gouverneurs, appelés satrapes, des provinces, car ils recevaient les mêmes ordres et les mêmes attentes. Aucun satrape n’avait un rang supérieur à celui d’un autre.

Il est certain que l’Empire perse aurait eu une histoire bien différente et n’aurait pas connu son âge d’or si le roi Darius Ier n’avait pas rusé pour remporter le concours et assassiné l’imposteur Gaumata/Bardiya (ou peut-être n’y avait-il pas d’imposteur du tout), du moins en apparence. Cependant, grâce à son audace, le simple porte-lance devint Darius le Grand.

La mort de Darius Ier Suite à sa tentative manquée d’envahir la Grèce, Darius Ier prépara sa riposte, désormais plus âgé et plus fragile. Conformément à la coutume des souverains perses, avant de partir en guerre, ils devaient faire construire leur propre sépulture. Il fit ériger la sienne et la nomma Naqsh-e Rostam.

Après plusieurs semaines de maladie, le roi Darius Ier mourut à l’âge de 64 ans. Il fut inhumé dans le tombeau qu’il avait fait ériger pour lui-même. Xerxès, son fils, lui succéda sur le trône.

Bien que le grand empereur Darius Ier fût monté sur le trône par la ruse et la tromperie, ses œuvres en tant que souverain constituent un témoignage vivant que les terres perse furent en de meilleures mains sous son règne. Son style de leadership fut imité non seulement après sa mort, mais jusqu’à l’époque contemporaine — un hommage des plus flatteurs.

Informations complémentaires Le roi Darius Ier, quatrième souverain du vaste empire perse, régna pendant plus de trois décennies, période caractérisée par une grandeur administrative et une efficacité remarquable dans la conduite du royaume.

Bien que son accession au trône soit réputée avoir eu des débuts douteux, cela n’empêcha pas le roi Darius de prouver qu’au sein de ses contemporains, il était le meilleur choix comme dirigeant. Après tout, son dieu ne l’avait jamais abandonné.

Héritant d’un empire lâchement structuré, Darius le Grand le transforma en un royaume idéal hautement organisé et systématique, à l’émerveillement des historiens tant orientaux qu’occidentaux. C’est pourquoi le titre de Darius de Perse lui sied à merveille, compte tenu de la manière dont il révolutionna la Perse au cours de son règne.

Conclusion

Darius le Grand

Darius le Grand fut considéré par les érudits anciens et modernes comme un « génie de l’administration », le plus grand roi de la dynastie perse. Il transforma un royaume désordonné en un empire fortifié et prospère.

Darius Ier est notamment connu pour :

  • Son affirmation résolue d’être l’héritier légitime du trône, telle qu’inscrite sur le rocher de Behistun
  • Ses innovations dans la création de satrapies ou provinces, ainsi que dans la nomination de satrapes, précurseurs des méthodes bureaucratiques modernes de gouvernance
  • Sa posture tolérante envers de nombreuses religions (le fait d’être un pratiquant fervent de sa propre religion ne l’empêcha pas de faire construire et d’offrir des temples aux dieux de ses sujets)
  • Ses constructions de routes impériales, de systèmes d’adduction d’eau et d’irrigation, qui facilitèrent les moyens et les modes de communication du royaume
  • L’utilisation des dariques et la standardisation des poids et mesures, qui engendrèrent le progrès économique
  • Son échec dans l’invasion de la Grèce (cependant, il ne s’y arrêta pas. Même à un âge avancé, il souhaitait poursuivre cette conquête, jusqu’à sa mort)

Darius Ier est un bel exemple de modestes débuts et d’une grande fin. Parti d’un rang modeste, il conduisit le royaume vers la grandeur, au point que ses succès eclipsèrent ses échecs et ses humbles origines.

Créé : 14 mars 2022

Modifié : 6 mars 2024