Cybele

Classical

Cybèle ou Kybèle, connue comme la Grande Mère des Dieux, était une déesse d’origine phrygienne du nord-ouest de l’Asie Mineure. Cybèle était essentiellement une déesse mère. Elle était également connue sous d’autres noms, tels qu’Agdistis et Dindymène.

Certains associent Cybèle à la Titanide Rhéa (connue sous le nom d’Ops chez les Romains), parèdre de Cronos et mère de Zeus.

Le mythe de Cybèle se trouve dans la page des Déesses Mères.

Prêtre de Cybèle

Prêtre de Cybèle
Relief en pierre, date inconnue
Musées du Capitole, Rome

Les Grecs établis le long des côtes occidentales de l’Asie Mineure entrèrent naturellement en contact avec Cybèle dès la fin du VIe siècle av. J.-C. Bien qu’aucun nom ne soit mentionné dans l’Hymne homérique à la Mère des Dieux, il est généralement admis que cette déesse était Cybèle. Son parèdre Attis était généralement vénéré en sa compagnie.

Ses prêtres (galli) se castraient en l’honneur d’Attis avant de pouvoir la servir dans son temple. Ses fêtes se tenaient du 15 au 27 mars ainsi que le 4 avril. Les pins étaient sacrés tant pour Cybèle que pour Attis.

Son culte parvint à Rome au cours du IIIe siècle av. J.-C. et atteignit un nouvel essor au début de l’Empire romain. Durant la guerre contre l’armée carthaginoise lors de la deuxième guerre punique, Rome importa le culte de Cybèle d’Orient car on croyait qu’une prophétie indiquait que les Romains ne remporteraient la victoire contre Hannibal qu’à la condition d’ériger un temple dédié à Cybèle et d’y installer la pierre sacrée dans son nouveau sanctuaire. Les mystères de Cybèle demeurèrent populaires pendant la majeure partie de l’époque impériale romaine.

Informations complémentaires

Nom

Cybèle, Kybèle, Κυβέλη (phrygien).

Sources

Les Hymnes homériques furent composés entre les VIIe et VIe siècles av. J.-C.

La Bibliothèque historique fut rédigée par Diodore de Sicile.

Les Vies parallèles furent rédigées par Plutarque.

Articles connexes

Créé :21 décembre 2002

Modifié :4 juillet 2024