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Les Croisades : causes et objectifs des guerres saintes médiévales

Les croisés se trouvaient au premier plan des guerres saintes de l’époque médiévale.

Pour devenir croisé, il fallait prononcer un vœu, proposé par le pape Urbain II lors d’un jour fatidique à Clermont, en novembre 1095.

Ceux qui répondaient à son appel devaient coudre des croix sur leurs vêtements. Ce simple geste constituait le symbole public de leur engagement. Voici une brève histoire des croisés et de leur cause.

Qu’étaient les croisades ?

Monument d'un croisé médiéval

Les croisades médiévales furent une série de guerres saintes entre musulmans et chrétiens. Ces guerres avaient pour objet le contrôle de lieux saints considérés comme sacrés par les deux groupes. Les croisades constituèrent également une réponse occidentale à des siècles d’expansion militaire musulmane.

Le sermon d’Urbain II à Clermont fut un événement savamment orchestré, qui suscita une réaction émotionnelle intense parmi la foule. Ses sermons encourageaient les chrétiens à y prendre part et servaient aussi de propagande pour l’expédition.

Le public visé était composé d’hommes dans la force de l’âge, issus de la classe chevaleresque et dotés d’une expérience militaire. Urbain II recherchait également des hommes disposant de moyens suffisants pour financer leurs dépenses pendant toute la durée de la croisade. Des moines étaient présents pour servir d’agents de recrutement.

L’objectif principal était de reconquérir le pouvoir dans la Terre sainte, en Méditerranée orientale. Leurs buts étaient d’enrayer l’expansion de l’islam et de reprendre les anciennes régions chrétiennes. Ils voulaient également soumettre les territoires païens. Nombre de participants y voyaient une voie vers le salut et l’expiation de leurs péchés.

Plusieurs expéditions se rendirent en Terre sainte, en Espagne et même dans la région baltique entre 1095 et 1291. Cette dernière année marque l’expulsion des chrétiens latins de leur royaume par la Syrie. Les croisades se poursuivirent pendant encore quelques siècles après 1291.

L’Europe occidentale s’était affirmée comme une puissance mondiale à part entière à la fin du XIe siècle. Elle demeurait toutefois en retrait par rapport à d’autres sociétés méditerranéennes telles que l’Empire byzantin. L’Empire islamique d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient était également bien plus avancé.

La croisade revêtit de multiples formes. Les historiens en débattent la définition précise depuis plus de deux cents ans. Certains érudits ne considèrent comme croisades que les expéditions vers la Terre sainte. C’est ainsi que les campagnes numérotées traditionnelles furent établies.

D’autres spécialistes se fondent sur l’autorisation et la procédure. Par exemple, le pape a-t-il donné sa bénédiction à l’expédition ? Les participants devaient-ils prononcer un vœu avant de se mettre en route ? L’Église latine a initié et soutenu ces guerres religieuses au Moyen Âge. Elle les a parfois même dirigées.

Un exemple de bataille non initiée par le pape fut la prétendue « croisade vénitienne ». En 1123, le doge de Venise, Domenico Michiel, lança cette croisade maritime. À l’origine, les chrétiens l’appelèrent une « Reconquista ». Ce conflit entre musulmans et chrétiens eut lieu dans la péninsule Ibérique. Il ne prit fin qu’en 1492, avec l’effondrement de l’émirat musulman de Grenade.

La croisade fut un phénomène historique d’une dynamique remarquable. Un nombre considérable d’hommes y participèrent, et ils se battirent sur de vastes étendues de territoires.

Les croisades eurent un impact considérable sur les mentalités et les sentiments des Européens de l’Ouest. La plupart des auteurs qui relatèrent l’histoire entre 1095 et 1500 durent y faire référence à un moment ou un autre. Beaucoup écrivirent également sur le sort des États établis dans leur sillage. Ces États se trouvaient sur les rives orientales de la Méditerranée.

Quelles furent les causes des croisades ?

Les historiens ont avancé plusieurs motivations différentes aux croisades — politiques, économiques, sociales et religieuses. La raison principale avancée fut la volonté de reconquérir Jérusalem. Néanmoins, la croisade pouvait s’avérer une entreprise lucrative, car de nombreux croisés revinrent du front les poches bien garnies.

Quel était l’objectif des croisades ?

Le monde musulman s’étendait de l’Espagne à l’Inde au Moyen Âge. Il englobait la Terre sainte, avec Jérusalem.

Jérusalem était essentielle aux trois religions abrahamiques. Elle revêtait une importance capitale pour les Juifs, car c’est là que se trouvait le temple originel dédié à Dieu. Le roi Salomon construisit ce temple en 957 av. J.-C.

Pour les chrétiens, Jérusalem était le centre de leurs mondes géographique et spirituel. Les chrétiens la considéraient comme sainte parce que Jésus y avait vécu. C’était également le lieu de sa crucifixion. L’Église considérait aussi que Jérusalem était le berceau du christianisme.

Pour les musulmans, Jérusalem n’est que la troisième ville la plus sainte, après La Mecque et Médine. Jérusalem n’en était pas moins importante à leurs yeux. C’est là qu’ils croyaient que le prophète Mahomet avait été élevé aux cieux.

L’objectif des croisades était de maintenir Jérusalem et la Terre sainte entre les mains des chrétiens. La Terre sainte désignait la Palestine.

Les musulmans avaient envahi la Palestine aux VIIe et VIIIe siècles et s’étaient emparé de tous les lieux saints. Ils avaient détruit et profané des sites sacrés tels que l’église de la Nativité. Ils avaient également pillé l’église du Saint-Sépulcre, et avaient enlevé, volé, molesté et tué des pèlerins chrétiens venus visiter ces lieux saints.

La Première Croisade survint après que les musulmans eurent menacé Constantinople et l’Empire byzantin. Constantinople était le siège de l’Église d’Orient. Elle revêtait une importance stratégique en tant que carrefour entre l’Asie et l’Europe, avec un accès à la mer Noire.

Les croisés avaient d’autres objectifs, tels que :

  • Le Pape — renforcer la papauté italienne et accroître son pouvoir en tant que chef de l’Église chrétienne. Le Pape avait également pour but de réunifier la chrétienté. Il souhaitait ainsi absorber l’Église orthodoxe orientale.
  • L’empereur byzantin — renverser un État ennemi et récupérer les territoires perdus. L’empereur Alexis Ier Comnène cherchait des soldats, car il voulait de l’aide pour reconquérir les terres d’Asie Mineure.
  • Les chevaliers — suivre les codes de la chevalerie et protéger le christianisme. Ils souhaitaient également acquérir des richesses matérielles dans cette vie et obtenir une faveur spéciale dans la suivante. Le Pape avait promis le pardon céleste à ceux qui combattraient. Il avait déclaré aux soldats que « Dieu le veut. » De nombreuses familles européennes suivaient le principe de la primogéniture. Selon ce système, le fils aîné héritait de la majeure partie du domaine familial. Les croisades occupaient les cadets et leur donnaient l’occasion de faire fortune.
  • Les marchands — gagner de l’argent en transportant les croisés vers le Moyen-Orient. Ils voulaient également exploiter les importants centres commerciaux sous contrôle musulman. Ils espéraient arracher aux marchands musulmans les principales routes commerciales vers la Chine et l’Inde. Les marchands profitaient aussi en accordant des prêts en espèces pour financer le voyage.

L’Église présenta également les croisades comme des guerres justes. Cela s’inscrivait dans le droit fil de la théorie de la guerre juste établie par saint Augustin d’Hippone. Ces croisades remplissaient les trois conditions requises pour constituer une guerre sainte.

Elles étaient :

  1. Autorisées par un dirigeant religieux
  2. Menées en vue d’un objectif religieux
  3. Promettant une récompense spirituelle à ceux qui y participeraient
Le Pape

L’autorisation religieuse émanait du Pape, dont le pouvoir venait de Dieu. L’objectif spirituel constituait une cause juste : se défendre contre de nouveaux actes d’agression des musulmans. La troisième condition de saint Augustin pour une guerre juste était la right intention — l’intention droite. Les participants avaient un dessein légitime s’ils estimaient le conflit inévitable. Ils devaient en outre n’employer qu’une force minimale pour repousser l’agression dont ils faisaient l’objet.

Francis Bacon énuméra cinq objectifs d’une guerre sainte, dont trois étaient satisfaits par ces croisades religieuses. Elles récupérèrent des terres autrefois chrétiennes, restaurèrent et purifièrent un lieu consacré qui était profané et souillé, et elles vengèrent des cruautés, notamment la mise à mort de chrétiens.

Certaines personnes hypothéquèrent des terres pour payer les coûts de leur participation. Les participants devaient financer leur équipement, y compris les armures et les armes. Ils devaient même se procurer les fournitures nécessaires pour prendre soin de leurs chevaux.

De nombreux non-combattants s’embarquèrent dans le périple. Leurs rangs comprenaient des femmes, des enfants, ainsi que des vieillards et des infirmes. Plusieurs de ces non-combattants moururent en chemin, tandis que d’autres furent capturés par des marchands d’esclaves.

Qui a gagné les croisades ?

Les croisés européens parvinrent à s’emparer de Jérusalem en 1099, lors de la Première Croisade. Selon des témoins oculaires, les croisés firent preuve d’une cruauté et d’une horreur sans nom. Par exemple, ils massacrèrent tous les Turcs de la ville d’Antioche après s’en être emparés. Ils se vantaient : « Nous chevauchions dans le sang des infidèles jusqu’aux genoux de nos chevaux. »

Les sources musulmanes racontent une histoire différente. Elles montrent que les croisés n’étaient pas aussi extrêmes que l’allèguent les érudits occidentaux.

Les deux parties entretenaient de bonnes relations. L’érudit médiéval Ibn Jubayr traversa le nord de la Palestine durant l’été 1184. Il décrivit plusieurs villages agricoles occupés par des musulmans, qui semblaient vivre en parfaite harmonie avec les chrétiens.

Néanmoins, la Première Croisade demeura la plus réussie de toutes. Elle aboutit à la création de petites entités politiques au Levant. Ces établissements devinrent connus sous le nom d’États croisés. Des Juifs, des chrétiens et des musulmans autochtones peuplaient ces petits États, gouvernés par des nobles européens. Lors de la Deuxième Croisade, l’entreprise de croisade s’était déjà étendue.

L’abbé cistercien Bernard de Clairvaux fut le champion de la Deuxième Croisade. Elle dura de 1147 à 1149. Les croisés tentèrent de s’emparer de Damas, la capitale de la Syrie. Cette croisade fut une catastrophe, car les musulmans s’étaient réorganisés. Les forces musulmanes, menées par Salah al-Din (mieux connu sous le nom de Saladin), avancèrent à travers la Syrie.

Saladin occupa les villes et cités de la Terre sainte tout au long des mois de juillet et août 1187. Fin septembre, ses armées campaient devant la Ville sainte elle-même. Ses forces l’assiégèrent le 20 septembre. Il exigea un tribut pour chaque citoyen et massacra tous ceux qui ne pouvaient le payer.

Les musulmans conservèrent Jérusalem lors de la Troisième Croisade, et les croisés chrétiens l’emportèrent lors de la Quatrième en s’emparant de Constantinople. Les musulmans vainquirent les croisés lors de la Cinquième Croisade en conservant le contrôle de l’Égypte, puis les chrétiens reprirent Jérusalem lors de la Sixième Croisade. Les musulmans triomphèrent lors de la Septième en conservant Jérusalem.

Aucun vainqueur ne sortit de la Huitième Croisade, aucune des deux parties n’échangeant de territoires. Les musulmans reconquirent Saint-Jean-d’Acre et remportèrent la Neuvième Croisade.

En fin de compte, les forces musulmanes expulsèrent les chrétiens européens. Tous ceux qui étaient restés après l’invasion de la Méditerranée orientale durent désormais partir. Les musulmans firent échouer l’effort des chrétiens pour reconquérir les lieux saints de la Terre sainte.

Il y a une raison pour laquelle les sources musulmanes diffèrent de celles des chrétiens. Les musulmans ne reconnaissent pas les croisades en tant que telles. Ils percevaient ces guerres comme une nouvelle vague d’agression franque contre le monde musulman. Le terme « Francs » désigne ici les chrétiens d’Occident.

La plupart des historiens occidentaux situent la conclusion des croisades principales à la chute de Saint-Jean-d’Acre en 1291. Les historiens musulmans, quant à eux, placent la fin de la menace franque au milieu du XIVe siècle. C’est à cette époque que les armées ottomanes conquirent Constantinople.

Histoire des croisades au-delà de la première expédition

Les premiers ordres militaires virent le jour à Jérusalem dans le sillage de la Première Croisade. Un ordre militaire est un ordre religieux. Ses membres devaient prononcer des vœux monastiques traditionnels — chasteté, pauvreté communautaire et obéissance.

Ils devaient également s’engager dans la violence au nom de la foi chrétienne. L’ordre du Temple est un exemple bien connu, tout comme l’ordre des Hospitaliers et celui des Chevaliers teutoniques.

Jérusalem passa de l’occupation musulmane à l’occupation chrétienne après la Première Croisade. Un afflux de pèlerins arriva d’Occident. Des bandits rôdaient fréquemment dans la région et attaquaient souvent les pèlerins, allant jusqu’à les tuer.

L’ordre du Temple était un groupe de chevaliers français. Ils décidèrent de mettre en place un service de secours pour ces pèlerins en l’an 1119. Ils devinrent rapidement une unité paramilitaire d’élite au sein des armées croisées.

Ces chevaliers sont au cœur de nombreuses légendes et mythes. Un exemple bien connu est Le Da Vinci Code de Dan Brown, qui a tenté de raconter leur histoire. Le poète allemand Wolfram von Eschenbach a également glorifié leurs exploits.

Dan Brown plaça les Templiers au cœur de son récit arthurien, Parzival, en tant que défenseurs du Saint Graal. Ils symbolisent quelque chose d’étrange, d’exotique et de mystérieux. C’est peut-être la raison pour laquelle nous dévorons encore leurs histoires aujourd’hui.

Les croisades chrétiennes contre les païens et les Juifs

Château des croisés médiévaux à Al-Karak

L’une des idées reçues sur les croisés est qu’ils n’ont combattu que les musulmans. Pendant des siècles, des soldats arborant la croix des croisés affrontèrent des païens. Ils se battirent sur les territoires de l’actuelle Estonie, de la Pologne, de la Lituanie et de la Lettonie. La Baltique fut l’une des régions les plus actives de ces guerres saintes.

Dans le sud de la France, les croisés menèrent une longue guerre contre les hérétiques connus sous le nom de Cathares. Ce conflit eut lieu au XIIIe siècle.

Des poussées d’antijudaïsme marquèrent certaines croisades. Les chrétiens imposèrent des baptêmes forcés aux Juifs. Ils appelaient à la vengeance pour le rôle qu’ils leur attribuaient dans la crucifixion du Christ.

La vendetta contre les Juifs fut d’une extrême violence :

« Nous allons dans un pays lointain pour faire la guerre à de puissants rois et nous risquons nos vies pour conquérir des royaumes qui ne croient pas en celui qui a été crucifié, alors que ce sont précisément les Juifs qui l’ont assassiné et crucifié.

Vous êtes les enfants de ceux qui ont tué l’objet de notre vénération, le pendant à un arbre, et lui-même a dit : « Viendra encore un jour où mes enfants viendront venger mon sang. » Nous sommes ses enfants, et il nous incombe donc de le venger, puisque c’est vous qui vous rebellez et refusez de croire en lui. »

En 1096, des participants à la Première Croisade exterminèrent des Juifs. Ces pogroms eurent lieu dans de nombreuses villes d’Europe centrale. Ce fut le début de siècles de massacres liés aux croisades. Ils assassinèrent plus de 5 000 Juifs en Allemagne seule, lors d’une série d’attaques.

En route pour rejoindre une croisade, le comte Emich de Leiningen attaqua la synagogue de Spire. Ses hommes tuèrent tous les défenseurs. Plus tard ce même mois, 1 200 Juifs se suicidèrent à Mayence pour échapper au comte Emich. Pourquoi ? Parce qu’il avait tenté de les convertir de force.

Les croisades saintes : que cache un mot ?

Le mot « croisade » commença à revêtir une signification légitimante. Il y avait une sacralité associée à la protection de la « Terre sainte » dans l’esprit chrétien. Dès lors, les dirigeants pouvaient défendre toute action contestée en la qualifiant de « croisade. » Ainsi, le mot devint un instrument pour faire taire les détracteurs et exercer le pouvoir.

Les philosophes des Lumières adoptèrent ensuite une vision négative du terme. Ils s’opposaient aux expéditions vers Jérusalem. Ils y voyaient la preuve du partialité et de la violence du catholicisme.

Le terme acquit une signification nouvelle après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis. George W. Bush, l’ancien président américain, s’exprima sur les attaques cinq jours plus tard. Il déclara : « cette croisade, cette guerre contre le terrorisme, va prendre du temps. »

Ses paroles intervinrent à un moment marqué par des déclarations extrêmes sur l’islam. Sa relation avec le christianisme et le monde occidental était passée au crible.

Ces mots furent présageants. Ils annoncèrent l’adoption du thème des croisades parmi les populations blanches américaines et européennes. Ces dernières se sentaient engagées dans une bataille mondiale contre un islam montant et menaçant.

Les conséquences des croisades

Les croisades eurent des conséquences considérables pour toutes les parties impliquées. Des vies ruinées, des ressources gaspillées, la mort et la destruction comptent parmi les effets les plus visibles.

Une autre conséquence fut la chute de l’Empire byzantin. Une autre encore fut le sectarisme, qui détériora les relations entre les peuples et les religions d’Orient et d’Occident. Ce sectarisme continue aujourd’hui encore de frapper les civilisations et les gouvernements.

Le pape Urbain II était responsable du bien-être spirituel de son troupeau. La première croisade offrait la rédemption aux chevaliers égarés d’Europe occidentale. C’était l’occasion de mettre fin à leurs querelles incessantes.

Les chevaliers pouvaient cesser de maltraiter les faibles et racheter leurs vies violentes. Urbain voyait dans la croisade une entreprise pour les chevaliers. Ils pouvaient canaliser leurs énergies vers ce qu’il considérait comme un acte louable. Cet acte était la reconquête de la ville sainte de Jérusalem sur l’islam.

Conclusion

Croisé à cheval

Les croisades, sans aucun doute, contribuèrent à l’enrichissement de la civilisation occidentale. Le Moyen-Orient subit encore aujourd’hui son héritage tragique. Après tout, les croisés furent les premiers à déchaîner l’antisémitisme virulent en Europe.

Ce sentiment antijuif perdure aujourd’hui. Il a rendu l’État d’Israël nécessaire comme refuge pour le peuple juif. La férocité des assauts des croisés marqua également durablement les musulmans. Elle leur laissa une image permanente d’une agression occidentale persistante.

Créé : 11 janvier 2022

Modifié : 17 mars 2024