Vêtements de l'Égypte antique : Comment le style vestimentaire évolua-t-il en Égypte ?
Si les Égyptiens se distinguent à bien des égards, les vêtements de l’Égypte antique constituèrent une étape marquante dans l’évolution du style vestimentaire.
L’on constatera comment ils surent adapter leurs vêtements à leur culture, leur climat et leur civilisation. Il est toujours fascinant de remonter le temps et de comparer la manière dont les tenues de l’Égypte antique évoluèrent d’une génération à l’autre.
Tout voyageur averti le constatera : la mode égyptienne repose sur un soin et un design sophistiqué. D’apparence simple, elle n’en est pas moins élégante. L’on peut y discerner la manière dont les membres de la royauté se mirent en valeur par leur style et dont les gens du peuple s’habillèrent avec décence et soin.
Les débuts de la mode égyptienne antique
Chacun sait que l’Égypte fut gouvernée par des rois et des personnages de sang royal. Fers de lance de la mode, ils privilégièrent ce qui était confortable.
Ils portaient des vêtements que l’on peut qualifier d’élégants, appropriés et impressionnants. Le style vestimentaire traditionnel égyptien, simple et confortable, demeura toujours exceptionnel.
Saviez-vous également que les Égyptiens accordaient une grande importance à l’hygiène ? C’est la raison pour laquelle ils choisirent le blanc comme symbole de propreté et de pureté. Par ailleurs, les températures du désert étaient toujours élevées, ce qui explique la prédominance de cette couleur dans leur garde-robe.
Accessoires et bijoux
Les accessoires et bijoux faisaient partie intégrante de leurs tenues. Ils aimaient porter des bijoux, en particulier les membres de l’élite. Il ne s’agissait pas d’un simple ornement, mais aussi d’un symbole de leur statut social. Bracelets en or et en argent, bagues, boucles d’oreilles, épingles, boucles de ceinture et tout particulièrement les amulettes constituaient des éléments essentiels de leur parure. Ils croyaient même que les amulettes pouvaient les protéger des esprits maléfiques, d’où leur coutume d’en porter un grand nombre pour s’attirer chance et protection.
Les artisans les plus habiles choisissaient des motifs représentant des animaux, des dieux, des déesses, des cobras, des faucons, des vautours et de nombreux objets personnels témoignant de leur authenticité et de leur sens artistique. Imagine-t-on l’impact de ces objets sur leur existence ?
Par ailleurs, certains érudits s’accordent à dire que les amulettes, bijoux et accessoires étaient également portés pour s’attirer les faveurs des dieux. C’était pour eux un moyen de capter l’attention des êtres spirituels qui régissaient leur destin.
Quand la culture égyptienne rencontre le style
Les Égyptiens, méticuleux par nature, accordaient une grande attention au style. Cela correspondait à leur statut royal, à l’image des vêtements de pharaon que l’on admire dans les musées d’histoire. Même les gens du peuple savaient s’habiller avec goût malgré la chaleur du désert.
La culture joua toujours un rôle majeur dans leurs créations, mais ce qui frappe, c’est leur capacité à s’adapter au climat tout en mettant en valeur leur rang social et leur culture de manière si distinctive.
À notre époque, les tendances de la mode ne cessent de changer. Nous pouvons faire du shopping aujourd’hui et découvrir du neuf la semaine suivante. Il est toujours difficile de suivre le rythme, mais dans l’Antiquité, les gens valorisaient ce qui était intemporel et approprié.
Le style de l’Égypte antique
L’habillement égyptien antique fut une véritable incarnation du style. Il n’évolua que rarement, car le vêtement constituait la marque distinctive de leur époque. Hommes et femmes portaient généralement des tenues drapées, utilisant des nœuds pour fixer le tissu sur les épaules et à la taille.
Le blanc dominait, en raison de la chaleur ambiante. Leur mode ne nécessitait guère de coutures et ils portaient le plus souvent de longues robes.
Les membres de la royauté portaient des robes transparentes, plissées et agrémentées d’accents plus sophistiqués. À l’époque moderne, les créateurs privilégièrent les broderies pour affirmer leur singularité — une influence des Assyriens et des Perses. En somme, la mode égyptienne antique fut simple et sophistiquée à la fois, soignée et adaptable à tous.
Les Égyptiens attachaient une grande importance au soin de l’apparence et à la mode. Ils se présentaient toujours avec élégance en toute occasion. La mauvaise hygiène était réprouvée et la négligence vestimentaire tenait du comportement de seconde zone. L’on constate que hommes et femmes observaient la propreté et le soin personnel, y compris le port de vêtements décents en toute circonstance.
Les vêtements féminins
Les vêtements féminins égyptiens étaient moulants mais sans mauvais goût. Les femmes de l’Égypte antique savaient ce qui était délicat et raffiné pour elles, car elles vivaient dans des palais.
Elles affectionnaient les longues jupes plissées, drapées avec éclat autour de leur taille. Pour la partie supérieure, le tissu était ramené sur les épaules et noué sous la poitrine. Bien entendu, le blanc dominait toujours. Elles manifestaient une forte préférence pour cette couleur en raison de la sécheresse du climat et de la chaleur brûlante du désert nord-africain.
Par la suite, la palette chromatique des vêtements féminins s’enrichit. Les femmes ajoutèrent davantage de plis et de broderies à leurs tenues. Plus encore, elles ornèrent leurs vêtements de paillettes, de plumes et de rosettes, et l’aristocratie opta pour des robes plus transparentes. Là encore, ces créations prenaient la forme de robes-chemises dotées d’ornements élaborés.
Les vêtements masculins
Les hommes du pays des pharaons se révélèrent plus méticuleux et plus exigeants que leurs homologues féminines. Selon les érudits, les hommes portaient des vêtements et des accessoires plus élaborés, leur tenue pouvant comprendre jusqu’à quarante types de vêtements différents en un seul ensemble.
Les hommes de l’Ancien Empire portaient des kilts descendant jusqu’aux genoux, de forme rectangulaire et attachés à la taille par des boucles. Ce vêtement masculin symbolisait leur âge, leur rang dans la société et leur aisance financière.
Ils portaient également de longues jupes plissées ornées d’une ceinture. Ce type de parure modernisa l’allure des hommes égyptiens, leur conférant des vêtements de lin plus colorés.
L’évolution des designs
Les jeunes hommes et femmes incarnaient la vigueur par leurs vêtements. Ils étaient très exigeants quant au design et au style. Le tissu qu’ils utilisaient provenait de fibres végétales ou du coton, parfaitement adapté au climat estival.
Les hommes de la classe laborieuse portaient des kilts courts, tandis que les hommes aisés arboraient des tuniques descendant aux genoux agrémentées d’accessoires et de bijoux. Les femmes de la classe laborieuse se drapaient de vêtements enveloppants, alors que leurs homologues de l’élite se paraient de bracelets et d’amulettes en l’honneur de leurs dieux et idoles.
Superstitions et amulettes
Une autre manière de capter l’attention des dieux consistait à recourir aux amulettes et aux bijoux. Les Anciens étaient si friands de superstitions qu’ils en possédaient une pour chaque geste, demandant la faveur d’un dieu dans leurs entreprises.
Comme mentionné précédemment, ils utilisaient des symboles animaliers et des ornements d’or ou d’argent pour éloigner les esprits maléfiques. Il peut être intéressant de rencontrer des Égyptiens arborant un minuscule ornement en forme de serpent, à l’instar de Cléopâtre, servant à la fois d’ornement et de talisman superstitieux.
Les Égyptiens marchaient pieds nus dans leur demeure afin de préserver la propreté de leur intérieur. Pour se chausser, ils portaient des sandales en papyrus, mais selon leurs croyances, aucun soulier ne devait jamais être retourné.
La superstition égyptienne antique voulait que les chaussures, chaussons ou sandales laissés à l’envers attirassent des événements néfastes sur la vie d’une personne. Ils croyaient qu’il s’agissait là d’une offense grave envers un dieu.
Par ailleurs, certains utilisaient des chaussures inversées pour s’adresser aux démons. Fait intéressant, ce genre de superstition captiva l’esprit du peuple, et le plus souvent, les gens s’y conformaient volontiers. Chacun vivait dans la conviction qu’il n’avait rien à perdre en respectant ces croyances.
L’image royale égyptienne
Un sens raffiné de la mode constituait un aspect essentiel de la royauté égyptienne. Dieux et déesses étaient représentés dans des statues, des temples et sur des murs, avec toute leur assurance, leur puissance et leur beauté. Il était indéniablement crucial pour leur image de posséder un goût élégant afin d’attirer davantage de fidèles désireux de les vénérer ou de les respecter.
Pour s’assurer un respect accru, ils prêtaient une attention particulière aux proportions du corps. Forts des nombreuses superstitions attachées à leurs dieux, ils considéraient que les femmes devaient avoir des corps sveltes tandis que les hommes devaient être musclés. Chaque femme souhaitait avoir une taille fine, un ventre plat et des seins ronds. L’on peut gager qu’elles faisaient tout leur possible pour maintenir leur silhouette.
Les membres de la royauté égyptienne étaient des images de perfection. Ils étaient grands, sveltes, élégants et imposants, inspirant sans nul doute crainte et respect.
À l’Ancien Empire, les royautés portaient une gaine à bretelles, tandis qu’au Nouvel Empire, leurs vêtements étaient conçus avec des étoffes chatoyantes de fils d’or et de perlage. Ces tenues étaient faites de lin, le climat imposant ses contraintes.
L’on remarquera que le Nouvel Empire présente un design plus élaboré, probablement en raison d’une plus grande interaction entre les peuples durant cette époque, contrairement à l’Ancien Empire, où les transports et les communications entre royaumes demeuraient limités.
Des changements intervinrent sous le règne d’Amenhotep III (1390–1352 av. J.-C.). À cette époque, les vêtements féminins étaient confectionnés en lin transparent, d’une grande légèreté, encore plus fine que les étoffes de lin précédemment utilisées.
Cette tendance témoigne de leur maturité quant au port de vêtements transparents. Voir quelqu’un vêtu d’une étoffe légère pouvait paraître amusant ou inconvenant dans d’autres cultures, mais pour les Égyptiens, c’était de l’art.
La tenue masculine connut également des transformations. Les hommes portaient par exemple des tuniques ou des kilts descendant jusqu’aux genoux. Certains portaient également des pagnes en cuir, et parfois leurs vêtements étaient ornés de fils d’or et de perlage.
Les coiffures égyptiennes
Les Égyptiens ne prêtaient pas seulement attention à leurs vêtements, mais aussi à leurs coiffures. Pour eux, l’entretien des cheveux faisait partie intégrante de leur sens esthétique. Ils engageaient même des coiffeurs raffinés pour prendre soin de leur précieuse chevelure. L’hygiène était de rigueur et les cheveux devaient être régulièrement lavés et parfumés.
Les enfants étaient présentés avec la tête rasée, à l’exception d’une ou deux mèches ou d’une tresse sur le côté de la tête. C’était en l’honneur du dieu Horus, représenté de la sorte.
Les gens portaient des perruques dans le cadre de leur parure capillaire. Ils aimaient également arborer des perruques volumineuses et des cônes parfumés pour donner davantage d’ampleur à leur chevelure.
En résumé, hommes et femmes se distinguaient par des coiffures imposantes. Toutes les classes sociales portaient des postiches, confectionnés à partir de cheveux humains et dotés d’un rembourrage en fibres végétales sur leur face inférieure.
Confectionnées avec des tresses et des mèches minutieusement disposées, les perruques étaient généralement longues et lourdes. Elles n’étaient vraisemblablement portées qu’à l’occasion de festivités et de cérémonies, à l’instar de l’Europe du XVIIIe siècle. Les ministres se rasaient la tête et le corps pour affirmer leur dévotion aux dieux et entretenir leur propreté, gage de raffinement.
Conclusion
L’Égypte n’est pas seulement le berceau de la culture et de la civilisation, elle est aussi à l’origine du style vestimentaire et de la beauté. Grâce à tous ces personnages royaux qui insufflèrent ce sens aigu de la mode en Égypte, chacun peut apprendre ce qui est approprié, élégant et séduisant.
Les Égyptiens portaient des vêtements adaptés à la chaleur de leur pays. Ils perfectionnèrent un style classique digne de la famille royale. Le maquillage, la coiffure et les vêtements élégants de l’Égypte antique représentent l’apogée de la beauté égyptienne.
Ils aimaient s’apprêter car, pour eux, la beauté était une composante essentielle de la vie. Le souci de l’élégance, la propreté et le raffinement constituaient une norme à laquelle nul ne pouvait déroger.
Si nous avons beaucoup appris sur le design de l’Égypte antique, il ne faut pas oublier que le style moderne s’appuie en grande partie sur le passé. Les nouveaux concepts de mode s’inspireront toujours des idées anciennes et, sans aucun doute, continueront de se développer dans les années à venir.




