Roland

Arthurian Legends

Le plus grand héros des légendes franques. Il était en quelque sorte l’équivalent français d’Héraclès, d’Achille, de Sigurd, de Cú Chulainn ou de Lancelot, un héros d’une force et d’un courage inégalés.

Roland est le personnage principal de l’épopée Chanson de Roland, qui relate la dernière résistance des Douze Pairs à Rencesvals.

Selon la légende, Roland était le neveu de Charlemagne, par la sœur du roi. Le nom de son père ni celui de sa mère ne sont mentionnés dans la Chanson de Roland. Historiquement, rien n’indique que Roland était le neveu de Charlemagne. Plus important encore, la chanson de geste omet le fait que la véritable sœur de Charlemagne ne s’est jamais mariée et n’eut jamais de fils ; elle entra en religion et devint religieuse.

Roland était un comte franc et le compagnon d’Olivier. Il figurait comme héros dans plusieurs épopées de l’ancien français, ainsi que dans les récits italiens où il était connu sous le nom d’Orlando.

Veillantif était le nom de son cheval. Durendal était son épée et Olivant, son cor. Même dans les légendes arthuriennes, l’épée de Roland est mentionnée, souvent comparée à celle d’Arthur, Excalibur.

Dans la Chanson de Roland, Roland décrit les saintes reliques chrétiennes qui composent la garde dorée de Durendal : une dent de saint Pierre, le sang de saint Basile et quelques cheveux de saint Denis, ainsi qu’un fragment du vêtement de la Vierge Marie. Roland, sentant la mort approcher, ne voulait pas qu’un Sarrasin brandisse Durendal ; il tenta donc, en vain, de briser la lame. N’y parvenant pas, il cacha l’épée et le cor sous lui, allongé sous un pin.

Roland fut celui qui rejeta l’idée d’une paix entre Charlemagne et le roi sarrasin Marsile, une paix que favorisait Ganelon. Ganelon était le beau-père de Roland, et une profonde inimitié régnait entre les deux hommes. Lorsque Roland proposa que son beau-père fût envoyé comme ambassadeur auprès de Marsile, au nom de Charlemagne, Ganelon conspira avec les Sarrasins de Saragosse pour organiser l’embuscade du bataillon de Roland à Rencesvals.

Lors de la bataille de Rencesvals, Roland se distingua en tuant le neveu de Marsile, Aelroth, ainsi que le fils de Marsile, Jurfaleu le Blond. Roland trancha également la main de Marsile, et le roi sarrasin finit par mourir à Saragosse.

Cependant, Roland ne périt pas d’une seule blessure. Lorsqu’il sonna son cor (Oliphant) à trois reprises, l’effort lui provoqua une rupture à la temelle et des hémorragies par la bouche et le nez ; la perte de sang et le chagrin d’être le dernier survivant de ses douze compagnons causèrent sa mort.

Roland était connu en Italie sous le nom d’Orlando, où il fut le héros de deux œuvres italiennes majeures — Orlando innamorato de Matteo Maria Boiardo (1483) et Orlando furioso de Ludovico Ariosto (1516). Orlando furioso constituait en réalité la suite de l’œuvre de Boiardo.

La Chanson de Roland mentionne uniquement que Roland était un comte franc, et non un marquis de Bretagne, tué à Rencesvals. Éginhard ne mentionne son nom qu’une seule fois dans la biographie de Charlemagne, la Vie de Charlemagne, où il périt avec d’autres, en particulier Eggihard, le sénéchal du roi, et Anselme, comte palatin ; il n’y est fait aucune mention des Douze Pairs ni des exploits héroïques de Roland. De toute évidence, au fil du temps, les événements de Rencesvals se sont transformés en légende, et le rôle de Roland dans cette funeste entreprise n’a cessé de grandir en stature héroïque.

Informations connexes

Nom

Roland.
Orlando (italien).

Créé :11 janvier 2006

Modifié :14 mai 2024