Thorbjörg líilvölva

Norse

La prophétesse de l’Eiriks Saga Rauda, une saga des Islandais du XIIIe siècle. Thorbjörg reçut le nom de líilvölva, qui signifie « petite sibylle », en raison de la renommée de ses prophéties.

Thorbjörg avait neuf sœurs, toutes prophétesses, mais elles étaient toutes décédées au moment où elle se rendit dans le district agricole de Herjolfsness, au Groenland.

Thorbjörg arriva à temps pour participer au festin d’hiver et bénéficia de l’hospitalité de Thorkel, le chef fermier de Herjolfsness. Il existe une description fascinante de sa tenue vestimentaire ce soir-là.

On lui réserva la place d’honneur. Après le repas, Thorkel et les autres villageois, curieux de connaître leur avenir car ils subissaient une famine, l’interrogèrent, mais elle refusa de leur répondre avant le lendemain.

Le lendemain, Thorbjörg demanda aux habitants si quelqu’un connaissait le seið des chants guardians, appelé Varðlokkur. Personne ne connaissait cette incantation, à l’exception d’une jeune femme nommée Gudrid, qui l’avait apprise de sa mère adoptive, Halldis. Cependant, Gudrid refusa d’accomplir le rituel, car elle était chrétienne.

Comme de nombreuses personnes souffraient de la famine et de maladies, Thorkel pressa Gudrid d’accomplir le seið, pour le bien de tout le village.

Ainsi, tandis que Thorbjörg s’asseyait sur le seiðhjallr — une plateforme surélevée munie d’un siège —, Gudrid traça un grand cercle autour de Thorbjörg et entonna le chant (Varðlokkur).

Une fois le chant achevé, Thorbjörg révéla enfin ce qu’elle savait de la famine. Elle assura aux villageois que la famine et les maladies prendraient fin avec les derniers jours de l’hiver, car les esprits guardians étaient revenus en entendant la belle voix de Gudrid lors de son chant.

Plus important encore, la prophétesse révéla le destin de Gudrid elle-même. Bien que la jeune femme dût épouser un homme d’une famille distinguée au Groenland, Gudrid quitterait le pays pour se rendre en Islande, où elle deviendrait l’ancêtre d’une grande lignée.


L’Eiriks Saga Rauda nous offre peut-être le récit le plus détaillé sur les sorcières. Les autres sources restent plutôt vagues dans leurs descriptions.

Thorbjörg líilvölva présente une ressemblance remarquable avec la devine du premier siècle Veleda, quant au type de vénération et de respect que les sorcières et prophétesses recevaient de la part du peuple.

Informations connexes

Nom

Thorbjörg líilvölva.

líilvölva – « petite sibylle ».

Sources

Eiriks Saga Rauda (Saga d'Eirik le Rouge).

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Créé :1 février 2007

Modifié :9 août 2024