Femmes sages teutoniques : Vélédá, Aurinia et les prophétesses germaniques
Avant de dresser la liste des articles consacrés aux sorcières et prophétesses, il convient peut-être de commencer par les femmes sages qui étaient célébrées parmi les anciens peuples teutoniques. Ces prophétesses germaniques de l’Antiquité furent mentionnées par l’historien romain du Ier siècle, Tacite. Elles portaient les noms de Vélédá et Aurinia, ou Albruna.
Les anciens Germains vénéraient également Aurinia, ou Albruna, ainsi que de nombreuses autres femmes. Les chefs et guerriers teutoniques n’ignoraient jamais les paroles d’une prophétesse. En effet, Tacite affirme que les Germains suivaient les conseils des femmes, qu’elles possèdent ou non le don de divination, car ils croyaient sincèrement que toute femme possédait une certaine sacralité et une forme de prescience.
Vélédá était une prophétesse du Ier siècle, contemporaine de Vespasien. Elle était si vénérée que sa tribu la considérait comme une déesse. Vélédá vivait dans une haute tour et prononçait ses prophéties depuis une plateforme surélevée ; personne n’était autorisé à s’approcher d’elle directement.
Au IIe siècle apr. J.-C., on trouvait chez les Semnons une Sibylle nommée Waluburg. Ce nom s’apparente à celui de sainte Walpurgis ou Walburga (710-779), une abbesse bénédictine dont la fête est célébrée le 25 février. Sainte Walpurgis a souvent été associée au sabbat des sorcières se tenant lors de la Nuit de Walpurgis au Brocken, dans les monts du Harz, la veille de mai (30 avril), occasion où elle fut parfois confondue avec une autre figure, une déesse de la fertilité préchrétienne — Waldborg.
Informations connexes
Nom
Vélédá.
Aurinia, Albruna.
Waluburg.
Sources
Germania fut rédigée par Tacite.