Maison de Cornouailles

Arthurian Legends

Les tableaux généalogiques suivants devraient en réalité s’intituler « Maisons de Cornouailles, d’Irlande et de Bretagne », mais je n’aime guère les titres aussi longs.

J’ai dressé plusieurs arbres généalogiques distincts afin de rendre compte des différentes œuvres du roman de Tristan et Iseut que j’ai lues.

Les deux premiers arbres généalogiques relèvent de la tradition ancienne du roman, due à deux auteurs possiblement contemporains : Thomas (v. 1165) et Béroul (entre 1160 et 1190). Les deux ouvrages que j’ai lus diffèrent sur certains points, mais présentent de nombreuses scènes similaires, si bien que de nombreux érudits estiment qu’ils ont tous deux puisé leur matière source dans une légende archétypique (originale) commune de Tristan.

L’autre version, tirée du Tristan en prose (v. 1245), s’écarte des œuvres antérieures et devint la version de référence au Moyen Âge. Le Tristan en prose connut un tel succès qu’il influença Sir Thomas Malory, auteur du Le Morte d’Arthur (1469).

Voici plusieurs remarques que je souhaite formuler avant que vous consultiez les généalogies ci-dessous.

J’ai lu quatre versions du roman de Tristan, dont celle de l’Allemand Gottfried von Strassburg, composée en 1210. Bien que certains noms fussent orthographiés différemment de la version française, elle suit, plus ou moins, la version rédigée par Thomas. C’est pourquoi je n’ai pas établi d’arbre généalogique distinct pour Gottfried.

J’ai employé le nom — « Isolde » — dans l’ensemble de Timeless Myths, par souci de commodité et de cohérence. Cependant, dans les arbres généalogiques ci-dessous, j’ai utilisé plusieurs variantes orthographiques d’Isolde, selon les trois ouvrages que j’ai lus. Dans l’arbre fondé sur Thomas, j’ai employé « Iseut » au lieu d’Isolde. Dans celui de Béroul, j’ai écrit son nom — « Yseut » ; et « Iseut » dans l’arbre reposant sur le Tristan en prose.

Maison de Cornouailles (version de Thomas)

Un poète anglo-normand nommé Thomas composa le roman de Tristan et Iseut en français, vers 1165 apr. J.-C. J’ai fondé une grande partie de la légende sur la version de Thomas. Comparée à celle rédigée par Béroul, le roman de Thomas est souvent qualifié de version courtoise. Cela s’explique par une facture plus raffinée et des scènes moins brutales que dans la version de Béroul.

Bien que l’œuvre de Thomas nous soit parvenue dans six manuscrits, tous six sont fragmentaires, une grande partie de la section médiane du poème étant manquante.

On notera qu’il existe trois Isolde (Iseut) dans le récit de Thomas. Isolde (Iseut) l’Aînée était la mère de l’héroïne et reine d’Irlande. Isolde (Iseut) aux Blanches Mains était originaire de Bretagne et fut l’épouse de Tristan.

Voir les Traditions antérieures de Tristan et Iseut.

Maison de Cornouailles (version de Béroul)

Une autre œuvre en français fut rédigée par le poète Béroul. Il est difficile de dater le poème de Béroul, qui fut publié pour la première fois entre 1160 et 1190. Certains érudits affirment que l’œuvre de Béroul est la plus ancienne des deux, tandis que d’autres considèrent que le récit de Thomas est antérieur. Cependant, je refuse de m’engager dans ce débat.

Il convient de noter que le roman de Béroul est également fragmentaire (il ne subsiste que dans un seul manuscrit), et le début comme la fin du poème sont manquants. C’est pourquoi je n’ai pas mentionné les noms des parents d’Iseut.

Par ailleurs, le père d’Iseut aux Blanches Mains se nommait Hoël (contre Roald dans la version de Thomas).

Voir les Traditions antérieures de Tristan et Iseut.

Maison de Cornouailles (selon le Tristan en prose)

Le Tristan en prose fut rédigé en français par un auteur inconnu, vers 1240. Le Tristan en prose fit également partie du Cycle post-Vulgate.

Les parents de Tristan et Iseut portent des noms différents de ceux des légendes antérieures.

Voir le Tristan en prose pour un bref résumé du récit.

Articles connexes

Tristan et Iseut

Créé :26 mai 2001

Modifié :7 août 2024