Comment Beowulf est-il mort : Le Héros épique et sa dernière bataille
Bien que Beowulf soit le récit d’un héros épique dont on exalte la force, il s’achève sur la mort de Beowulf. Celle-ci survient lors de son ultime victoire contre un monstre, au terme d’un combat qui marque la fin de son existence.
Tout au long du poème, la bravoure et le courage de Beowulf se manifestent à maintes reprises, révélant la véritable nature héroïque de son caractère. Lisez ce qui suit pour découvrir comment Beowulf périt lors de sa bataille finale.
Comment Beowulf est-il mort ?
Beowulf succomba à ses blessures lorsqu’il affronta le troisième monstre, un dragon furieux. Après avoir régné pendant cinquante ans, il était devenu un vieil homme lorsqu’un dragon malveillant apparut aux abords de son royaume,consumé par la rage.
Le dragon s’était manifesté parce que quelqu’un avait dérobé un objet de son trésor, ce qui avait provoqué sa colère et sa fureur. Beowulf, en tant que roi de son peuple, se porta seul au combat, confiant dans sa propre force.
Bien que Beowulf parvînt à tuer le dragon, il s’effondra, mourant, avec un seul de ses guerriers à ses côtés. La mort de Beowulf peut être interprétée comme la conséquence de son orgueil démesuré, qui précipita sa perte. D’un autre côté, elle peut aussi être considérée comme une ultime illustration de sa grandeur héroïque et royale, conforme aux valeurs de l’époque. Ce qui suit expose en détail la fin de Beowulf.
La fin de Beowulf — Première partie : le récit en détail
Après avoir porté secours aux Danois et tué les deux monstres, Grendel et la mère de Grendel, Beowulf devint roi de son propre pays, le Geatland (correspondant à une partie de la Suède actuelle), où il régna pendant cinquante ans. Durant toutes ces années, il fut toujours renommé pour sa puissance, sa vaillance et son courage, et bien sûr, on se souvenait de lui pour avoir tué ces monstres terrifiants. Dans la traduction du poème par Seamus Heaney, on lit : « laissant Beowulf monter sur le trône, siéger dans la majesté et régner sur les Geats. Il fut un bon roi. »
Pendant ces longues années, Beowulf régna avec sagesse, jusqu’à ce que « le fils d’Ecgtheow (Beowulf) avait survécu à chaque épreuve, se dépassant en audace et en péril, jusqu’au jour où il dut affronter le dragon face à face. » Ce dragon résidait à proximité et gardait jalousement un immense trésor.
Un jour, un esclave parvint à s’introduire pour dérober un fragment de ce trésor gardé. Le poème le relate ainsi : « il y avait un passage caché, inconnu des hommes, mais quelqu’un réussit à y pénétrer et à s’en prendre au trésor païen. »
Lorsque le dragon s’aperçut qu’une pièce de son trésor avait disparu, il quitta son repaire et s’envola au-dessus des terres, mettant le feu à tout sur son passage. Beowulf, de son côté, rassembla ses guerriers et se porta à la rencontre du dragon pour le châtier. Arrivé sur le lieu du combat, il ordonna cependant à ses hommes d’attendre : il irait seul.
La fin de Beowulf — Deuxième partie : la bataille finale et la mort de Beowulf
S’adressant à ses guerriers, Beowulf déclara : « Hommes d’armes, restez ici sur le tertre, à l’abri dans vos armures, pour voir lequel de nous deux, en fin de compte, supporte le mieux les blessures dans une lutte mortelle. » Parlant à ses hommes pour la dernière fois, il rappela ses exploits passés, évoquant Grendel et la mère de Grendel.
À ce stade, Beowulf avait probablement entre soixante et soixante-dix ans, et pourtant il croyait fermement en sa capacité à vaincre le dragon seul. Dans un premier temps, il réussit à se protéger du feu du dragon.
Mais compte tenu de son âge, il était affaibli, et bien qu’il continuât à frapper, il ne put combattre aussi bien qu’il l’avait fait par le passé. Le poème indique : « Ce jour final fut la première fois que Beowulf combattit et que le destin lui refusa la gloire au combat. » Il s’affaiblit à mesure que le dragon soufflait ses flammes sur lui. Le dragon parvint même à lui saisir le cou, lui infligeant de profondes blessures, mais Beowulf, dans un dernier élan de force, le transperça d’un poignard.
Cependant, Beowulf ne fut pas seul à vaincre le dragon. Ses soldats s’enfuirent dans la forêt en voyant la puissance du dragon, à l’exception d’un seul : Wiglaf. Fidèle à son roi, il se joignit au combat, et tandis que Beowulf poignardait le dragon au cou, Wiglaf le transperçait au ventre. Le dragon s’effondra, mais Beowulf mourut de ses blessures, Wiglaf assis à ses côtés.
Beowulf ou Wiglaf : qui est le véritable héros du célèbre poème ?
Bien que Beowulf soit le héros éponyme, prouvant sa valeur selon tous les critères héroïques de sa culture, son orgueil l’emporta souvent sur la prudence. Si certains voient le sacrifice de Beowulf comme noble — il voulait se battre pour sauver son peuple —, d’autres y voient un acte d’une audace téméraire.
Il était vieux et aurait pu s’appuyer sur ses hommes, mais il choisit de ne pas le faire. En parallèle, les hommes de Beowulf firent preuve de faiblesse : ils abandonnèrent leur roi, le laissant à une mort certaine, en voyant que la bataille tournait mal.
Seul Wiglaf, l’un des soldats, ignora les autres hommes et se précipita au secours de son roi. Il savait qu’il est plus noble de mourir en aidant son roi que de survivre en fuyant. Ensemble, ils terrassèrent le dragon, après quoi il offrit à Beowulf un premier aperçu du trésor du dragon. Beowulf remit à Wiglaf une partie de son armure et laissa entendre que Wiglaf deviendrait le prochain roi en raison de sa constance.
Par ailleurs, avant de mourir, Beowulf demanda que l’endroit fût nommé le Tertre de Beowulf, afin de commémorer ce qui s’y était déroulé. Cela montre combien Beowulf fut habité par son orgueil jusqu’à la fin, et le reste du poème poursuit son éloge.
Mais qu’en est-il de Wiglaf ?
Il reçut la royauté, mais ses nobles qualités ne furent ni mentionnées ni célébrées.
Qu’est-ce que Beowulf ? Les origines du célèbre héros
Beowulf est un poème épique rédigé entre 975 et 1025. Écrit en vieil anglais, il demeure à ce jour l’une des œuvres les plus importantes de la littérature du monde anglophone.
Il raconte l’histoire de Beowulf, un jeune guerrier qui se rend chez les Danois pour les aider à vaincre un monstre assoiffé de sang. Il y parvient, puis doit en affronter un autre, avant de devenir roi.
Des années plus tard, il doit affronter un troisième monstre, un dragon, et c’est là que Beowulf trouve la mort en vieil homme. Beowulf est un exemple parfait de poème épique et de héros épique. Il fait preuve de courage, de force, recherche la vengeance, déborde de confiance et excelle au combat. Mais à la fin, son orgueil le perdit.
Conclusion
Voici les points essentiels de l’article ci-dessus, répondant à la question : « Comment Beowulf est-il mort ? »
- Beowulf est un poème épique, rédigé entre 975 et 1025, constituant l’une des œuvres majeures de la littérature en tant que parfait exemple de la culture anglo-saxonne.
- Il relate l’histoire d’un héros guerrier en Scandinavie qui se rend chez les Danois pour les aider à vaincre un monstre assoiffé de sang, Grendel, puis sa mère, venue venger la mort de son fils.
- Après ses succès contre les deux monstres, il devint roi de son propre pays. Il régna en paix pendant des années, car les autres terres craignaient de l’affronter.
- Cinquante ans après avoir tué les monstres, un dragon en colère apparut près de son royaume, cachant ses trésors, car quelqu’un en avait dérobé un fragment et il était furieux.
- Beowulf se porta au combat, ordonnant à ses hommes de l’attendre, et fut mortellement blessé. Un seul soldat vint à son aide : Wiglaf.
- Beowulf et le dragon moururent, et il légua son royaume à Wiglaf.
- En fin de compte, l’orgueil de Beowulf — ou peut-être son héroïsme — le poussa à agir comme il le fit.
La renommée de Beowulf tient à de nombreuses raisons : le poème offre un témoignage sur la culture de l’époque, et il est par ailleurs captivant, mettant en scène un guerrier puissant face à des monstres redoutables.
Toutefois, en tant que guerrier, Beowulf fut un héros épique accompli, mais habité par un orgueil excessif, qui fut peut-être la cause de sa mort. Selon lui, il eut une mort noble, mais Wiglaf, son successeur, serait peut-être mieux à même d’être un roi plus sage et plus avisé.
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