Pourquoi Beowulf serait-il considéré comme un chevalier médiéval parfait ?
Certains estiment que le héros épique Beowulf devrait être considéré comme un chevalier parfait car son attitude et ses aventures sont comparables à celles des chevaliers du Moyen Âge.
Cependant, d’autres considèrent que, puisque le concept même de chevalerie a été forgé bien après Beowulf, il ne saurait être qualifié de chevalier parfait.
Pourquoi Beowulf pourrait-il être considéré comme un chevalier médiéval parfait ? Découvrez les raisons pour lesquelles de nombreux spécialistes estiment que Beowulf appartient à la catégorie des chevaliers idéaux du Moyen Âge.
Pourquoi Beowulf devrait-il être considéré comme un chevalier parfait du Moyen Âge ?
– Beowulf a fait preuve de loyauté envers la noblesse
Dans la littérature, le chevalier idéal est un homme qui fait preuve de loyauté envers son roi et se montre prêt à sacrifier sa vie pour protéger la royauté ; ce trait de caractère abonde chez Beowulf.
Comme dans le récit de Sire Gauvain et du Chevalier Vert, Beowulf vient au secours du roi Hrothgar alors que celui-ci est confronté à un ennemi redoutable. Dans le cas de Gauvain, un chevalier vert s’était invité aux célébrations du Nouvel An de chevaliers qui s’étaient rassemblés à Camelot et les avait mis au défi. Leur roi se lève pour relever le défi, mais Gauvain intervient pour se battre à sa place, épargnant ainsi la vie du souverain.
Il en va de même pour Beowulf, qui vola au secours du roi après qu’une bête nommée Grendel eut tué les hommes du roi Hrothgar rassemblés à Heorot. Informé de la détresse de Hrothgar, Beowulf vint combattre et tuer Grendel au nom du roi. Selon Beowulf, il accomplissait ainsi le pacte que son père avait conclu avec Hrothgar après que celui-ci lui eut sauvé la vie.
Cependant, l’histoire ne s’arrêta pas là : lorsque la mère de Grendel vint venger la mort de son fils, Beowulf retourna l’affronter pour la tuer également. Quand le dragon terrorisa les Danois, Beowulf vint une fois de plus à leur secours en aidant à abattre la bête, bien que cela lui coûtât la vie. Beowulf fut loyal envers le roi Hrothgar jusqu’à la mort — tout comme un chevalier du Moyen Âge.
– Courageux et brave
Beowulf fit preuve d’un grand courage et d’une grande bravoure, évocateurs des chevaliers du Moyen Âge. Beowulf affronta Grendel en sachant pertinemment que cela pourrait être son dernier combat. Pour prouver davantage son courage, il décida d’affronter la bête sans aucune arme. Il finit par tuer la créature à mains nues et devint célèbre dans toute la Scandinavie.
Lorsqu’il affronta la mère de Grendel, sa bravoure lui permit de pourchasser le monstre jusqu’en l’un des endroits les plus dangereux : sa propre demeure. Là, il demanda aux hommes qui l’accompagnaient de se tenir en retrait tandis qu’il affrontait la mère de Grendel seul.
Il combattit avec courage jusqu’à ce qu’il soit presque tué, avant de ** terrasser la bête avec une lame géante**. Ce niveau de courage et de bravoure était comparable à celui des chevaliers parfaits du Moyen Âge.
Même dans sa vieillesse, Beowulf fit preuve de vaillance en combattant le dragon qui accablait son peuple. Beowulf, qui avait mené ses hommes jusqu’à l’antre du dragon, leur ordonna de rester à l’extérieur tandis qu’il affrontait le monstre en duel.
Bien que ses forces eussent décliné, Beowulf combattit vaillamment aux côtés de Wiglaf jusqu’à ce qu’il tue le dragon. Beowulf succomba ensuite aux blessures infligées par le dragon et fut铭记 pour son intrépidité.
– Une force à la hauteur de son courage
Notre héros possédait la force de trente hommes dans un seul poing, selon le poème en vieil anglais. Cette force lui permit de remporter son premier combat contre la bête en lui arrachant le bras du reste du corps.
Cela amena la reine Wealhtheow à chanter les louanges de notre héros et même à lui demander de protéger ses fils. Il prouva également sa vigueur lorsqu’il affronta des vents violents et des vagues déchaînées lors d’une compétition de natation contre son ami Breca.
Bien qu’il n’ait pas remporté la compétition, Beowulf fit preuve de bravoure en combattant plusieurs monstres marins qu’il vainquit. Dans son combat contre la mère de Grendel, il dut manier une épée géante, probablement lourde et imposante.
L’épée que lui avait offerte son ami Unferth ne fit pas le poids face à la mère de Grendel, si bien que Beowulf utilisa l’épée magique géante pour tuer le monstre. Cette force était une caractéristique constante des chevaliers du Moyen Âge, ce qui plaide en faveur de Beowulf.
Sa force lui permit de vaincre le dragon lors de sa dernière bataille en portant le coup qui causa la mort du monstre. La force de Beowulf avait peut-être diminué, mais elle suffit à terrasser le dragon.
La force de Beowulf était inégalée dans toute la Scandinavie et, grâce à ce pouvoir, il maintint son peuple en sécurité. Nul surprise que son peuple le pleura amèrement lorsqu’il disparut, car il savait qu’il ne trouverait plus personne de pareil.
– Sang royal
Une des conditions pour devenir chevalier au Moyen Âge était d’être de sang royal, et notre héros était de sang royal, bien que ce fût par sa mère. Le père de Beowulf, Ecgtheow, n’était pas issu d’une lignée royale, mais son clan, les Waegmundings, était éminent en Scandinavie. Son père servit honorablement son roi et était connu comme un guerrier vaillant et puissant.
Sa mère, en revanche, était issue de la lignée des Hrethel, une famille royale qui régnait sur le Geatland. Ainsi, lorsque son cousin germain mourut, Beowulf fut couronné roi du Geatland et régna pendant une cinquantaine d’années. Après sa mort, il fut remplacé par son parent Wiglaf, n’ayant pas de successeur direct. Beowulf fut un bon roi qui contribua à protéger son peuple contre les ennemis et les monstres.
En outre, lorsqu’il accomplissait ses quêtes, Hrothgar le récompensait de butin, ce qui était coutumier chez les chevaliers du Moyen Âge. Après sa première victoire, Beowulf reçut une cotte de mailles, un casque repoussé, une bannière et une épée. Il reçut également huit chevaux avec des brides dorées et un bourrelet repoussé.
– Il combattit le mal
Les chevaliers de l’époque médiévale étaient tenus de combattre le mal et d’établir la morale partout où ils se trouvaient. Le combat de Beowulf contre les monstres est perçu comme une lutte contre le mal, faisant pencher la balance en faveur du « bien ». Par exemple, Grendel détestait la liesse et la joie et ne reculerait devant rien pour imposer la douleur et le deuil. Ainsi, son affrontement avec Grendel est considéré comme une bataille entre le bien et le mal.
Sa dernière bataille contre le féroce dragon cracheur de feu peut également être vue comme l’affrontement ultime entre le bien et le mal, thème récurrent dans la plupart des œuvres littéraires. La victoire de Beowulf sur le dragon indique que, si puissant que soit le mal, il finira toujours par s’incliner devant la puissance du « bien ». Ainsi, Beowulf mérite d’être adoubé chevalier pour tout ce qu’il a défendu et accompli.
Questions fréquemment posées
Que signifiait être un chevalier au Moyen Âge ?
On pouvait devenir chevalier soit par naissance, soit en accomplissant des exploits militaires extraordinaires. Ceux qui naissaient chevaliers avaient des parents soit de sang noble, soit chevaliers eux-mêmes. Le chevalier protégeait son maître (généralement un roi) pendant quarante jours par an. Le roi fournissait nourriture, logement, armes, argent, chevaux et armures en échange de la loyauté du chevalier.
Les chevaliers nés dans la noblesse étaient confiés à des nourrices jusqu’à l’âge de sept ans. Ils recevaient alors le titre de Page et étaient remis au seigneur du château pour être formés aux études et à la chasse. Les pages servaient également les chevaliers plus âgés en soignant leurs chevaux, en entretenant l’équipement de combat et en préparant les affaires de leurs maîtres. À quinze ans, ils étaient faits Écuyers lors d’une cérémonie de consécration.
Les écuyers devaient alors maîtriser les sept agilités pour être pleinement adoubés chevaliers. Les sept agilités comprenaient la natation, la danse, l’escrime, la maîtrise de plusieurs armes et l’escalade. Une fois devenu chevalier, ils prêtaient allégeance au roi et assuraient un service militaire. Cela incluait la défense du roi et le lancement d’attaques contre ses ennemis en son nom, comme ce fut le cas de Beowulf.
Conclusion
Beowulf est considéré comme un poème épique car il met en scène un grand héros dont la bravoure apporta un réconfort à son seigneur et à ses sujets, en tant que chevalier et que roi. Voici un résumé de tout ce que nous avons lu :
- Beowulf mérite d’être appelé chevalier car il a rempli les conditions requises pour être adoubé.
- Beowulf était de naissance noble car sa mère était une royale du clan des Hrethel, ce qui permit plus tard à Beowulf de devenir roi.
- Il fit preuve de loyauté envers le roi Hrothgar en s’embarquant pour trois quêtes en son nom et en vainquant les monstres.
- Il possédait une force extraordinaire accompagnée d’un courage exceptionnel qui lui permirent d’accomplir toutes ces tâches.
- Beowulf combattit le mal et protégea les innocents afin d’établir le « bien » partout où il allait.
Tous ces facteurs prouvent que Beowulf devrait à juste titre être considéré comme un chevalier du Moyen Âge. Son nom figure sans conteste parmi les plus grands chevaliers de cette époque.


